L'enjeu de redressement de nos finances publiques pour l'année qui vient est colossal. Et il est aussi vital.
Il l'est d'autant plus que, partout autour de nous, les États se réarment pour faire face aux tensions et aux menaces qui rôdent.
Mais ce redressement ne doit pas uniquement être perçu comme un enjeu de protection. Il doit aussi être un facteur de projection vers l'avenir. Car c'est notamment en redressant nos finances publiques que nous pourrons redonner espoir à notre pays, en lui donnant les marges de manoeuvre nécessaires pour préparer demain : recherche et enseignement supérieur, innovation, compétitivité, services publics, enfance et jeunesse, écologie.
Maîtriser nos dépenses aujourd'hui, c'est rendre possibles les investissements de demain dans les secteurs prioritaires et d'avenir. C’est possible ! En 2024, pour la première fois depuis 15 ans, l’État a dépensé moins que l’année précédente. Parce que nous avons fait des choix difficiles. Et si le déficit a augmenté l’an dernier, c’est parce qu’il faut réformer notre modèle social.
Il est donc indispensable d'agir. Sans anathèmes ni faux semblants.
Cela n'est sans doute pas très populaire. Mais la position de mon groupe est claire : nous saluons et nous soutenons la volonté du Premier ministre exprimée hier, l'ampleur du redressement budgétaire à faire, et la reprise de notre désendettement. Nous saluons également la volonté du gouvernement de reprendre une réforme de l'assurance chômage. Elle est prête depuis 1 an et, si elle a été suspendue par la dissolution, nous n’avons eu de cesse de la défendre depuis. Avant de demander davantage d’efforts aux Français qui travaillent, il faut qu’il y ait davantage de Français qui travaillent.
Bien sûr, le Gouvernement l'a dit lui-même : certains sujets restent à débattre, à préciser, ou à corriger - et le parlement jouera pleinement son rôle dans cette perspective.
Mais quiconque remet en cause la nécessité de maîtriser notre déficit brade l'avenir de notre Nation. Certains partis politiques jouent à cet égard à un jeu extrêmement dangereux : celui de refuser tout en bloc, de faire croire qu'il y aurait des solutions faciles, ou qu'on pourrait continuer à dépenser et taxer toujours plus. C'est irresponsable. La politique politicienne n'a pas sa place dans un moment aussi important pour la France et pour son avenir.
Avec
@deputesensemble et
@renaissance, nous choisirons toujours la voie de la responsabilité et de la vérité.