Quand Karine Le Marchand décide de parler, elle ne fait pas dans la dentelle. Et cette fois, l'animatrice de M6, visage de « L'amour est dans le pré », a une bonne raison de jubiler. Sur son compte Instagram, devant ses millions d'abonnés, elle a partagé une victoire qu'elle attendait depuis longtemps. Une victoire judiciaire. Et un message bien plus large, qui dépasse de loin son cas personnel.
Les faits sont glaçants. Pendant des années, Karine Le Marchand a été victime de deepfakes pornographiques : des images truquées où son visage était collé sur des corps, à son insu. Une violation intime, humiliante, qui transforme une femme en objet sans son consentement. Et elle était loin d'être la seule. La plateforme à l'origine de ces montages, un site baptisé « cfake », hébergeait un véritable abîme : plus de 300 000 images de célébrités truquées, et plus de 7 000 vidéos falsifiées. Une industrie clandestine de la fausse image, alimentée dans l'ombre.
Mais l'ombre, justement, a fini par se dissiper. L'auteur présumé a un nom : Cyrille B., né en 1979 à Lille, domicilié à Nice. Un informaticien français qui, derrière son écran, fabriquait à la chaîne des images volant le visage de dizaines de personnalités. Et la justice ne l'a pas laissé filer : il a été renvoyé devant le Tribunal Correctionnel, avec une audience fixée au 7 juillet 2026. Le compte à rebours est lancé.
Karine Le Marchand, elle, n'a pas attendu le verdict pour exprimer son soulagement. Et fidèle à sa réputation de femme cash, elle y est allée franchement dans ses stories Instagram : « Ça va lui apprendre à créer des fausses images pornos avec ma tête. » Le ton est donné. Puis, ne reculant devant aucun jeu de mots vengeur, elle a ajouté, mi-amère mi-triomphante : « Puisqu'apparemment il est fan de trous.. ben là il va y aller... au trou. » Une punchline qui a immédiatement enflammé les réseaux.
Mais derrière la formule qui claque, il y a un combat sérieux. Car en médiatisant sa procédure, Karine Le Marchand fait oeuvre de sensibilisation. Elle rappelle que les deepfakes ne sont pas un jeu, ni une zone grise du numérique : ce sont des agressions, punissables, et désormais poursuivies. Que vous soyez célèbre ou parfait anonyme, votre visage vous appartient. Et qu'à l'heure où l'intelligence artificielle peut tout fabriquer, le droit, lui, commence enfin à rattraper les fraudeurs. Rendez-vous le 7 juillet.