Ce ki m tracassse avec tou les blm otour d lekip koma on fai pour etr performan esk li ca peu payer a la coupe du monde
Pape Thiaw n’a pas refusé de monter dans un avion. Il a simplement refusé que l’État et ses démembrements, y compris la FSF, continuent de traiter ses meilleurs serviteurs comme des passagers clandestins de leur propre succès.
Nous avons un écosystème qui aime ses champions à condition qu’ils ne lui coûtent rien et qu’ils lui rapportent de la fierté gratuite. Et ce n’est pas nouveau.
Ce qui est encore plus fou et paradoxal dans tout cela, c’est que nous aimons nos Lions, qu’ils soient les Lions A, les Lions locaux, les U23, les U20, les U17 ou les U15, quand ils gagnent. Mais nous refusons obstinément de construire la cage qui les nourrit. Pas de vraie politique sportive portée depuis les plus hautes sphères de l’État ni de mécanismes économiques solides et durables, voire d’organes institutionnels proactifs capables de générer des revenus et de créer une vraie industrie du football. Rien que des slogans, des cérémonies et des théories venteuses qui ne résistent pas à l’épreuve du terrain.
Ce qui vient de se passer est une honte institutionnelle que le sport sénégalais ne peut plus se permettre.
Il faut toujours se rappeler que la gloire sans l’économie, c’est de la fumée. Belle à regarder, impossible à saisir, et qui disparaît progressivement.