🚨 Ceci est du révisionnisme pur et dur
Les accords de Minsk ont servi (au moins en partie, et de façon rétrospective assumée par les signataires occidentaux) à gagner du temps pour que l’Ukraine se réarme et renforce son armée. Ce n’est pas une fake news pro-russe ; c’est ce que les deux principaux médiateurs européens ont reconnu eux-mêmes.
1️⃣ Minsk I (septembre 2014) et Minsk II (février 2015, le plus détaillé) visaient un cessez-le-feu, le retrait des armes lourdes, la libération des prisonniers, une réforme constitutionnelle ukrainienne avec statut spécial (autonomie décentralisée) pour certaines zones de Donetsk et Louhansk, des élections locales sous loi ukrainienne, une amnistie et le retour du contrôle de la frontière à l’Ukraine.
2️⃣ La partie militaire (cessez-le-feu et retrait d’armes) a été partiellement appliquée mais fragile, avec des violations des deux côtés.
3️⃣ La partie politique (statut spécial/autonomie, élections, etc.) n’a jamais été mise en œuvre par l’Ukraine, ce que la Russie et les séparatistes ont invoqué comme justification pour ne pas appliquer pleinement d’autres points (contrôle de la frontière notamment).
4️⃣ Les deux camps s’accusaient mutuellement de manquements et la confiance était inexistante. Dire que les accords étaient « tellement favorables aux Russes » est donc une lecture partiale et pour tout dire du révisionnisme décomplexé. Ils contenaient des éléments que la Russie et les séparatistes souhaitaient (autonomie pour le Donbass au sein de l’Ukraine), mais l’Ukraine les a refusés politiquement. Et comme l’ont admis Merkel et Hollande, ce gel a profité militairement à Kiev.
«L’accord USA-Iran est un très mauvais accord. Et les mauvais accords de paix préparent toujours de nouvelles guerres. Comme ceux de Minsk en 2014 en Ukraine, tellement favorables aux Russes que ça n’a pas tenu», prévient
@ilasserre dans Le Club Le Figaro International présenté par
@geliefig.