Encore ce vieux réflexe : dès qu’on ose parler de cohabitation intelligente avec le rat brun, vous ressortez le sketch « gauche folle » et « surmulots woke ».
@annesouyris ne proposait pas des câlins dans les égouts. Elle rappelait une réalité écologique et urbaine basique : le rat brun (Rattus norvegicus) est une espèce commensale, étroitement associée aux milieux humains.
Il ne tombe pas du ciel. Il prospère grâce à ce que nos villes produisent : déchets accessibles, chaleur, réseaux souterrains, densité, failles d’entretien et gestion insuffisante des espaces publics.
Dans
@ScienceCQFD sur
@franceculture, deux chercheuses [Aude Lalis (
@AudeLalis), du
@MNHN_recherche /
@Le_Museum, et Dalila Bovet, éthologue à
@UParisNanterre] l’ont très bien expliqué : cet animal est social, prudent, joueur, capable d’apprentissage rapide, de comportements prosociaux et de communication ultrasonore.
Comprendre cela, ce n’est pas nier les enjeux sanitaires.
C’est refuser de remplacer une politique urbaine sérieuse [déchets, réseaux, entretien, inégalités d’aménagement] par un simple réflexe d’extermination et de mépris.
Emma Ducros ne parle pas des rats.
Elle produit du mépris social sous couvert d’hygiène publique.
Le rat n’est pas notre ennemi.
Notre ennemi, c’est cette haine sociale déguisée en hygiène publique.
#EcologieUrbaine #RatBrun #Science #Biodiversité