En 2012, j'ai passé un an dans la Silicon Valley.
J'ai vu ce que produit un système qui aime ceux qui construisent.
Je suis rentré, j'ai eu la chance de bosser pour une des seules startups françaises qui a vraiment réussi, Teads. J'ai vu l'ascension de The Family. En 2017, j'ai voté Macron avec enthousiasme. Il avait les bons mots, la bonne vision.
J'étais jeune et con. Mais j'avais une excuse : Macron était la créature la mieux designée de l'histoire du socialisme français.
Regardez la fiche de fabrication. Repéré par l'homme qui murmurait à l'oreille de Mitterrand. Poli chez Rothschild pour fabriquer la légende du banquier libéral. Installé à l'Élysée par Hollande. Puis vendu au pays comme une rupture avec tout ce qui venait de le produire.
Un produit socialiste avec un packaging startup nation. Le coup marketing du siècle.
Et pendant dix ans, la mécanique sous le capot n'a jamais changé. 57% de la richesse captée par l'État. Des incentives parfaitement inversées : on subventionne tout ce qui démarre, on taxe et on abandonne tout ce qui réussit.
SpaceX n'a pas vécu de subventions, elle a vécu de contrats. Le jour où elle a livré, l'État américain est devenu son premier client. En France, le jour où tu livres, l'État devient ton premier problème.
Le problème du système aujourd'hui, c'est qu'une créature comme Macron, tu ne la fabriques qu'une fois par génération. Et ils ont grillé la cartouche.
Regardez ce qui reste en vitrine.
Attal, le clone sans le cerveau. Philippe, le clone sans le courage. Glucksmann, le produit de remplacement, sponsorisé par le banquier qui a racheté la presse de gauche. Même usine, même méthode, mêmes parrains. Il ne manque que le talent.
En 2017, il fallait un génie du marketing politique pour nous vendre le socialisme en costume de startupper. En 2027, ils essaient de refaire le même tour avec les doublures.
Mais un tour de magie ne fonctionne qu'une fois. Tout le monde a vu le truc.
La stratégie mitterrandienne aura tenu cinquante ans. Elle s'arrête sous nos yeux, non pas parce qu'un adversaire l'a battue, mais parce qu'elle n'a plus rien à mettre sur scène.
La fête est finie. Et ceux qui construisent sont toujours là.
La chute de l’empire.
Il faudra saluer sa dernière créature Macron, qui aura bluffé tout le monde en 2017.
C’était sa prime.
J’étais jeune et con, j’ai cru au sauveur de la nation qui avait compris les startups.
Que nenni, c’était un énorme mirage communiste.
Depuis, j’ai travaillé, beaucoup travaillé, puis j’ai découvert Claude qui permet d’aller dans le fond des choses, vraiment dans le fond des choses.
L’escroquerie intellectuelle est terminée, vivement la libération.
J’ai jamais été aussi optimiste.
Cette fois-ci Palpatine a perdu.