Qui va payer les choix du gouvernement MR–Engagés ? 🤔
Depuis deux ans, le gouvernement wallon promet une Wallonie mieux gérée, plus efficace, plus forte. Plus d’emplois, plus de prospérité, plus de pouvoir d’achat.
Mais aujourd’hui, les masques tombent.
Cela fait deux ans que nous les prévenons : leurs réformes fiscales mal ciblées allaient plomber les recettes de la Wallonie. Aujourd’hui, la réalité les rattrape. Et ce sont les Wallonnes et les Wallons qui vont passer à la casse pour leur mauvaise gestion.
Pendant qu’ils répétaient que tout était sous contrôle, le déficit SEC cumulé s’est dégradé de 820 millions d’euros depuis leur arrivée. Les comptes 2025, eux, se sont dégradés de près de 600 millions d’euros par rapport à leurs propres prévisions.
Sur l’emploi aussi, la réalité contredit leurs promesses. En deux ans, la Wallonie compte 47.400 demandeurs d’emploi supplémentaires, soit une hausse de 21 %. Dans le même temps, les offres d’emploi ont chuté de 42 %. Résultat : on est passé d’une offre pour 3,6 demandeurs d’emploi à une offre pour 7,5 auparavant.
Trouver un emploi est devenu deux fois plus difficile.
Et quelle est leur réponse aujourd’hui ? « On va devoir augmenter le train d’économies et réduire le déficit de près de 2 milliards d’euros en trois ans, soit 4 x plus d’efforts que ceux déjà imposés. » Et ils se gardent bien d’ouvrir le débat des recettes.
Autrement dit : ils préparent des mesures d’austérité brutale. Mais ils se gardent bien de les expliquer aux Wallons.
Les pistes qui circulent sont inquiétantes :
➡️ 11.000 emplois APE menacés dans les crèches, les écoles, les communes et les services de proximité.
➡️ 45.000 travailleuses et 300.000 clients inquiets avec la réforme des titres-services.
➡️ Une “taxe autonomie” via une cotisation obligatoire de minimum 75 euros dès 26 ans.
➡️ Des tickets de bus jusqu’à 40 % plus chers.
➡️ Une vignette autoroutière dont personne ne peut garantir qu’elle sera neutre pour les automobilistes wallons.
➡️ La suppression complète des primes rénovation après leur réduction de 60 %.
➡️ Des économies supplémentaires dans les allocations familiales dont l’indexation a déjà été reportée.
VoilĂ leur logique : des efforts pour tous, des cadeaux pour quelques-uns.
Car pendant ce temps, le gouvernement s’est privé de près de 650 millions d’euros par an avec des réformes fiscales mal ciblées. À cela s’ajoutent environ 300 millions d’euros de pertes régionales liées aux réformes fédérales de la coalition Arizona.
Au total, près de 5 % des recettes de la Wallonie partent en fumée.
Pour quel résultat ?
La réforme des droits d’enregistrement devait aider les jeunes à acheter. Mais elle alimente surtout la hausse des prix et accompagne une progression de 61 % du segment immobilier de luxe en Wallonie.
La réforme des droits de succession coûtera 400 millions d’euros par an à partir de 2028, au bénéfice d’une minorité de successions aux montants les plus élevés.
Un budget, c’est un choix de société. Nous pouvons assainir les finances publiques, oui, mais sans casser la machine économique et la cohésion sociale, avec une répartition juste des efforts et un rythme soutenable, sans négliger les investissements stratégiques.
La Wallonie a besoin d’un gouvernement qui écoute, qui protège, qui investit dans l’emploi de qualité, qui soutient l’économie et qui demande une contribution juste à celles et ceux qui ont les épaules les plus larges.
La Wallonie mérite une politique qui aide les gens à tenir debout, pas qui alourdit leurs difficultés.