🛑SÉRAIL - SELON JEUNE AFRIQUE, PAUL BIYA A ÉTÉ VICTIME D’UN MALAISE AU PALAIS DE L’UNITÉ LORS DES CÉLÉBRATIONS DU 20 MAI.
Comme le veut le protocole républicain, le chef de l’État avait présidé le défilé militaire et civil au Boulevard du 20 Mai avant de recevoir plusieurs centaines d’invités triés sur le volet au palais présidentiel : membres du gouvernement, diplomates, hauts gradés, responsables administratifs, opérateurs économiques et personnalités politiques. C’est au cours de cette réception, considérée comme l’un des moments les plus symboliques du cérémonial présidentiel camerounais, que la situation aurait brutalement basculé. D’après les informations rapportées par Jeune Afrique, Paul Biya aurait soudainement chuté sous les regards médusés des invités présents. Immédiatement, les éléments de la Direction de la sécurité présidentielle (DSP) seraient intervenus pour verrouiller totalement la zone et empêcher toute circulation d’informations ou d’images. Des médecins auraient été appelés en urgence afin de prendre en charge le président de la République, rapidement conduit vers les services médicaux du palais. La scène aurait provoqué un véritable choc parmi les convives, certains responsables craignant immédiatement une aggravation de l’état de santé du chef de l’État, âgé de 93 ans. Toujours selon le journal, le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, aurait demandé avec fermeté aux invités de ne rien divulguer sur l’incident, évoquant d’éventuelles sanctions contre toute personne qui ferait fuiter des informations.
Dans le même temps, les équipes techniques de la CRTV auraient interrompu la retransmission des images de la réception présidentielle afin d’éviter que la scène ne soit diffusée au grand public. Quelques minutes plus tard, la Première dame Chantal Biya aurait pris la parole pour tenter de calmer l’atmosphère et encourager les invités à poursuivre la réception malgré la tension palpable. Mais derrière les murs du Palais de l’Unité, les inquiétudes seraient restées vives. Si certains responsables du sérail présidentiel ont parlé auprès de Jeune Afrique d’un simple « coup de fatigue », d’autres sources citées par le média décrivent un malaise plus sérieux, nécessitant une surveillance médicale constante. Le magazine affirme même qu’une évacuation sanitaire vers la Suisse aurait été envisagée dans les heures ayant suivi l’incident. Cette hypothèse n’apparaîtrait pas totalement nouvelle dans les cercles du pouvoir. Quelques jours avant les célébrations du 20 mai, des discussions autour d’un éventuel séjour médical de Paul Biya en Suisse circulaient déjà dans certains cercles proches de la présidence. Selon le média panafricain, un avion spécial aurait même été préparé à cet effet avant que le président ne refuse finalement le déplacement.
Autre élément troublant évoqué par le journal : le chef de l’État aurait reçu peu avant le 20 mai une note confidentielle des services de renseignement américains alertant sur des risques sécuritaires au Cameroun. Un contexte particulièrement sensible qui aurait contribué à renforcer les préoccupations au sommet de l’État. Ces révélations relancent inévitablement les interrogations persistantes autour de l’état de santé réel du président camerounais. Au pouvoir depuis 1982, Paul Biya demeure l’un des chefs d’État les plus âgés au monde en exercice. Depuis plusieurs années, chacune de ses apparitions publiques fait l’objet d’analyses minutieuses, tant au sein de l’opinion publique que dans les chancelleries étrangères. Pour l’heure, aucune communication officielle de la présidence de la République n’est venue confirmer ou infirmer les informations publiées par Jeune Afrique. Ce silence du pouvoir alimente déjà spéculations, inquiétudes et débats au sein de la classe politique camerounaise, dans un contexte où la question de la succession présidentielle reste plus sensible que jamais.
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