Ma mère a été diagnostiquée de la maladie de
#parkinson à 50 ans, mais elle présentait des symptômes depuis au moins 5 ans. Elle avait donc 45 ans quand sa main gauche a commencé à trembler.
Entre l'annonce de la maladie et son décès, il y a eu 20 ans de cauchemar. Ceux qui sont touchés par cette maladie savent de quoi je parle.
Les premiers à m'avoir parlé du lien possible entre maladie de parkinson et exposition aux produits phytosanitaires sont ses médecins. Nous vivions dans la Beauce, une maison entourée d'arbres, et de champs, ces champs que je traversais à pied, cartable au dos, pour aller et revenir de l'école, ceux dans lesquels j'aimais me cacher avec mes copines le week-end. C'était chouette de grandir à la campagne.
Cette semaine ma petite fille de 4 ans m'a dit qu'elle ne voulait pas devenir grande car elle ne voulait pas que sa maman parte au ciel comme sa "mémére"
Je ne regarde plus les champs de la même manière.
Merci au journal
@lemondefr de donner la parole aujourd'hui aux très réputés neurologue Bas Bloem et à la chercheuse Tjitkse Boonstra qui parlent d'une "pandémie de parkinson" et appellent
@MFesneau à voter contre la réautorisation du
#glyphosate
Parce que c'est le rôle des médias, à la veille d'une décision européenne majeure, qui nous concerne toutes et tous, de donner la parole aux scientifiques, de donner à voir et d'informer, et d'interroger sans détour les responsables politiques sur leur responsabilité. C'est un enjeu sanitaire. Un enjeu démocratique.
Si nous, journalistes, nous ne le faisons pas, qui le fera pour nous ?
lemonde.fr/idees/article/202…