Soyez honnête : vous devez restituer sa bonne réputation.
Dossier Jovenel Moïse : Me Newton Louis St Juste demande à plusieurs grands médias internationaux de réviser leurs sources
Dans trois correspondances datées du 22 mai 2026, adressées aux responsables de Noticias Caracol, du New York Times et du Miami Herald, l’avocat Newton Louis St Juste demande formellement à ces médias de rectifier leurs pistes d'investigation publiées en 2021 et 2022 concernant l’assasinat de l’ancien président Jovenel Moïse. Selon lui, leurs versions ne correspondent absolument pas au verdict rendu par la justice américaine le 7 mai 2026, qui a reconnu coupables les agents de la CTU (Arcangel Pretel Ortiz, Antonio Intriago, Walter Veintemilla) ainsi que James Solages.
Me St Juste revient en détail sur les publications contestées :
* Noticias Caracol (14 juillet 2021) : Le média avait affirmé, en citant de prétendues sources du FBI, que l’enquête s’orientait vers l’ancien Premier ministre Claude Joseph comme commanditaire. L'avocat qualifie cette démarche de faute professionnelle et éthique, aucune preuve du procès en Floride n'ayant étayé cette thèse.
* The New York Times (12 décembre 2021) : Un article avançait que les assassins recherchaient une liste de politiciens et d'hommes d'affaires impliqués dans le trafic de drogue, que Jovenel Moïse s'apprêtait à remettre au gouvernement américain.
* Miami Herald (7 décembre 2022) : Le quotidien affirmait que le commando cherchait à s'emparer d'une somme de 45 à 53 millions de dollars cachée au domicile du président, prétendant que cet argent provenait de pots-de-vin versés par des narcotrafiquants.
Pour Me St Juste, si ces médias ne réalignent pas leurs récits sur les conclusions du jury floridien, ils risquent d'être perçus comme les exécutants de l'« Opération Bolivie ». Il définit celle-ci comme une vaste campagne de manipulation de l'opinion publique visant d'abord à détruire la réputation de Jovenel Moïse, puis à détourner l'attention des véritables auteurs intellectuels et financiers du crime.
L'avocat conclut en invitant ces trois organes de presse à corriger publiquement leur position et, le cas échéant, à présenter des excuses formelles à leurs lecteurs.
Stanley Jaccis