#GreedfallTheDyingWorld đŽââ ïž| PC
â±ïž 40h đ 39/53 (73%)
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Univers immersif
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Le Constazia, notre bateau pirate/QG
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Les compagnons
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Doublage VA toujours juste
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Lore riche et passionnant
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Romances bien intĂ©grĂ©es (Alvida â€ïž)
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Visuellement plaisant
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Ăcriture de qualitĂ© et quĂȘtes bien ficelĂ©es
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Durée de vie parfaite et contenu généreux
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BO sublime, signée Olivier DeriviÚre
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Le jeu transpire lâamour du RPG occidental
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Difficulté totalement modulable
â Le systĂšme de combat, malheureusement ratĂ©
â Ăditeur de perso assez limitĂ©
â Quelques bugs et crashs persistants
â Suivi non garanti vu la fermeture de Spiders
â La quĂȘte du DLC anecdotique
GreedFall: The Dying World est un vĂ©ritable voyage. DĂšs les premiĂšres heures, Spiders nous arrache Ă notre monde pour nous plonger dans un univers colonial-fantastique en pleine agonie, oĂč magie ancienne et ambitions humaines sâentrechoquent. Ce dĂ©paysement total, portĂ© par une direction artistique soignĂ©e et des paysages variĂ©s et magnifiques, ne retombe jamais. On se sent immĂ©diatement chez soi Ă bord du Constazia, le navire pirate qui nous sert de Hub, pour naviguer entre les Ăźles et les continents.
Comme pour le premier Ă©pisode, le background est foisonnant et peut mĂȘme ĂȘtre intimidant. Heureusement, il se dĂ©voile progressivement et avec intelligence, au fil dâune Ă©criture de grande qualitĂ©, tout en offrant des quĂȘtes toujours captivantes, quâelles soient principales ou annexes. Les dialogues, finement ciselĂ©s, et lâexcellent doublage donnent vie Ă chaque protagoniste. Les compagnons se rĂ©vĂšlent d'ailleurs particuliĂšrement attachants, leurs quĂȘtes personnelles nous touchent rĂ©ellement et nous impliquent totalement dans leur destin, autant que dans celui de cet univers fascinant. Les romances, Ă lâimage de celle avec Alvida, sâintĂšgrent magnifiquement Ă lâaventure, elles renforcent notre investissement Ă©motionnel et donnent encore plus de poids Ă nos choix. Enfin, la sublime bande originale dâOlivier DeriviĂšre enveloppe le tout avec une justesse rare, tandis que le thĂšme principal continue de rĂ©sonner, longtemps aprĂšs avoir conclu l'aventure.
Malheureusement, tout ce savoir-faire est desservi par des affrontements ratĂ©s. InspirĂ©s de Dragon Age: Origins, ils sâavĂšrent lourds, imprĂ©cis et frustrants, brisant rĂ©guliĂšrement le rythme. Le passage dâun gameplay action-RPG (qui nâĂ©tait pas parfait dans le premier opus mais fonctionnait) Ă ce systĂšme semi-tactique est un choix trĂšs discutable. CĂŽtĂ© technique, malgrĂ© une trĂšs bonne optimisation sur PC, quelques bugs et crashes persistent malgrĂ© les patchs, et avec la fermeture de Spiders ils pourraient bien nâĂȘtre jamais corrigĂ©s (mĂȘme si Nacon a pris le relais). La quĂȘte du DLC reste anecdotique, donnant lâimpression dâun ajout bĂąclĂ© et peu inspirĂ©.
On termine notre Ă©popĂ©e avec un ressenti partagĂ©. Dâun cĂŽtĂ©, l'impression de gĂąchis est bien prĂ©sente, un lore aussi dense et un vrai talent pour façonner les RPG, se retrouve malheureusement pĂ©nalisĂ©s par ce gameplay maladroit, qui plombe lâexpĂ©rience et, par ricochet, le studio. Choisir Nacon comme Ă©diteur nâa rien arrangĂ©, surtout lorsque lâon connaĂźt leur passif. Mais au-delĂ de cette frustration, reste la sensation dâavoir vĂ©cu une belle aventure, qui touche parfois au sublime narrativement et qui nous emporte complĂštement.
Lorsque le gĂ©nĂ©rique final dĂ©file, on est forcĂ©ment Ă©mu, Ă la fois de devoir quitter ces personnages attachants et ce monde envoĂ»tant, mais aussi parce quâon sait, quâavec ses maigres moyens mais beaucoup de cĆur, Spiders nous contait ici son ultime rĂ©cit...