🚨 Soutien total aux collègues mobilisés cette nuit, à Paris comme en province.
Plus de 400 interpellations. 7 policiers blessés. Un collègue grièvement touché à Agen.
Derrière la victoire du PSG, la fête a basculé en scènes de chaos : tirs de mortiers, pillages, véhicules incendiés, périphérique envahi, commissariat visé.
Une victoire sportive aurait dû rester un moment de joie populaire. ⚽️
Mais quand des policiers finissent à l’hôpital après une soirée censée être festive, ce n’est plus un simple « débordement ». C’est une ligne rouge.
Alternative Police CFDT souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés et salue l’engagement de tous ceux qui ont tenu la ligne cette nuit.
Célébrer, oui.
Piller, brûler, attaquer les forces de l’ordre, non. ❌
🙏 Soutien aux collègues blessés.
đź’™ Respect Ă tous ceux qui ont tenu la ligne.
⚖️ Ces violences sont lamentables : la réponse judiciaire doit être ferme, rapide et exemplaire.
#policenationale #Policiers #Pats #AlternativePoliceCFDT #ViolencesUrbaines
🚨 PSG champion d’Europe : 416 interpellations et sept policiers blessés dont un grièvement dans une nuit de liesse qui a viré au chaos
Au lendemain du deuxième sacre consécutif du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, le ministère de l’Intérieur dresse un bilan sécuritaire lourd : 416 interpellations sur l’ensemble du territoire, sept policiers blessés dont un grièvement à Agen, et des dégradations signalées dans une quinzaine de villes françaises.
Un sacre historique suivi d’une nuit sous tension
Le PSG est entré dans l’histoire du football européen en remportant la Ligue des champions pour la deuxième année consécutive, au terme d’une séance de tirs au but éprouvante face à Arsenal lors de la finale disputée à Budapest. Si la joie était immense dans les stades, les bars et les places publiques à travers tout le pays, elle a rapidement laissé place à l’inquiétude pour les forces de l’ordre déployées en masse.
Au total, 22 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés sur le territoire national, dont 8 000 rien qu’en Île-de-France. Malgré ce dispositif exceptionnel, les débordements n’ont pas pu être entièrement contenus, relate La Dépêche. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est exprimé en pleine nuit pour qualifier ces violences d’« absolument inacceptables ».
Paris : heurts, artifices et tentative d’intrusion au Parc des Princes
Dans la capitale, les incidents ont éclaté sur plusieurs points chauds simultanément. Porte de Saint-Cloud, des individus se sont affrontés avec les policiers, endommageant six véhicules, une boulangerie et un restaurant. Des mortiers d’artifice ont été lancés en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes.
Dans le 8ᵉ arrondissement, un groupe d’individus a tenté de prendre d’assaut le commissariat local avant d’être repoussé. À Barbès, une personne a été blessée par arme blanche, et dans le 5ᵉ arrondissement, un homme en état d’ivresse est tombé dans la Seine. Aux abords du Parc des Princes, environ 150 individus ont tenté de forcer l’entrée de l’enceinte sportive. Face à la dégradation de la situation, Île-de-France Mobilités a suspendu les transports en commun dans la soirée. Au total, 283 arrestations ont été effectuées en Île-de-France, et les forces de l’ordre ont saisi une centaine de mortiers d’artifice ainsi que vingt-quatre torches.
Un policier victime d’un traumatisme crânien à Agen
Le bilan humain le plus grave de la nuit concerne un fonctionnaire de police en Lot-et-Garonne. À Agen, un policier a subi un traumatisme crânien à la suite d’une chute lors des échauffourées et a été hospitalisé dans un état grave. Dans la même ville, des commerces du boulevard de la République ont été dégradés, des projectiles et des barrières ont été jetés sur les forces de l’ordre, et des individus ont escaladé la statue de la place du Jasmin.
À Toulouse, des jeunes ont dégradé des voitures garées en centre-ville et ont plongé depuis le pont Saint-Pierre dans la Garonne. La place du Capitole, fermée à la circulation, a été le théâtre d’interventions des forces de l’ordre qui ont eu recours aux gaz lacrymogènes. À Bordeaux, dans les quartiers de la Victoire et des Capucins, des scooters et des poubelles ont été incendiés, et des tirs d’artifice ont été signalés place de la Bourse, relate Sud-ouest. À Montpellier, cinq interpellations ont eu lieu, dont deux pour jets de projectiles sur des CRS et trois pour tentative d’effraction dans un commerce. À Montauban, des véhicules ont été vandalisés et deux jeunes ont été placés en garde à vue.
Des pillages signalés de Grenoble à Strasbourg
Le ministère de l’Intérieur a recensé des incidents dans une quinzaine de villes sur l’ensemble du territoire. À Grenoble, un magasin JD Sports a été pillé et un Foot Locker attaqué, pendant que des mortiers étaient tirés sur les policiers dans le secteur Victor-Hugo, rapporte Le Dauphiné. Des CRS ont dû être dépêchés en renfort et trois personnes ont été arrêtées.