La disparition de Lyhanna, puis la découverte de son corps, nous bouleversent profondément.
Nos pensées vont d’abord à sa famille, à ses proches, à ses camarades, et à toutes celles et ceux qui partagent aujourd’hui leur douleur.
Sans jamais préjuger du travail de la justice, cette affaire soulève une question essentielle : comment mieux protéger les femmes et les enfants lorsque des alertes, des signalements ou des plaintes ont déjà été portés à la connaissance des autorités ?
Selon les éléments rendus publics, le suspect mis en cause dans l’enlèvement et la mort de Lyhanna était déjà cité dans plusieurs procédures. De nouveaux signalements et plaintes auraient également été transmis à la justice ces derniers jours. Mais il ne peut exister de manière a priori de suscpicion de faute, une enquête administrative est en cours
Cette situation interroge notre capacité collective à prévenir les violences, à repérer les situations de danger et à assurer un suivi effectif des personnes les plus vulnérables. Elle questionne les moyens de la justice, la coordination entre les différents acteurs concernés, mais aussi la prise en compte et le traitement des alertes.
Face à cette réalité, la députée Céline Thiébault-Martinez a porté, avec des parlementaires de différents groupes politiques, une proposition de loi transpartisane visant à lutter de manière globale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
Je l’ai signée.
Cette proposition repose sur une conviction simple : mieux prévenir les violences, mieux protéger les victimes, renforcer les moyens d’action de la justice et améliorer le suivi des situations à risque pour éviter que des drames ne se produisent.
Chaque année, des milliers de femmes et d’enfants sont victimes de violences. Derrière ces chiffres, il y a des vies brisées, des parcours marqués par la peur, des alertes qui n’ont pas toujours été entendues et des familles confrontées à l’inacceptable.
Pour Lyhanna.
Pour toutes les femmes victimes de violences.
Pour tous les enfants victimes.
Pour toutes celles et ceux dont la parole n’a pas été entendue à temps.
La protection des femmes et des enfants doit être une priorité absolue de la République.