Nouveau visage cathodique mais zéro colonne vertébrale, voici Emma
#Rafowicz, jeune apparatchik du Parti Socialiste actuellement propulsée par la machine à fabriquer l’opinion.
D’où vient-elle ? Ni de Jaurès ni de Mitterrand, mais du Hollande néolibéral des années 2000, tendance
#Valls prolongée par Raphaël
#Glucksman. De ces derniers, elle a appris l'opportunisme, l'arrivisme, la médiocrité, le carriérisme, la social-traîtrise et surtout la méthode des signaux envoyés aux bons réseaux d’influence pour mieux ouvrir les portes du pouvoir et des médias: promouvoir une laïcité rigide, soutenir indéfectiblement Israël, pourfendre l'islam politique, faire «rempart» contre l'antisémitisme (et par amalgame contre l'antisionisme), être plus virulente contre
#Mélenchon que contre
#Netanyahou, plus offensive contre LFI que contre Tsahal, plus choquée par un chahut de manif contre ses amis sionistes néolibéraux que par le génocide de 50.000 civils Palestiniens. De son apprentissage au sein de l'Union des Étudiants juifs de France puis des Jeunesses Socialistes, elle a appris que le vrai ticket d’entrée passe moins par les idées que par l'exploitation de certains réflexes identitaires et communautaires très puissants. En outre, elle compte dans sa famille le bien placé Olivier Rafowicz, colonel de réserve et porte-parole francophone de l'armée israélienne (Tsahal) et son épouse, Roxane Rouas-Rafowicz, pour sa part influente productrice d'émissions à France télévision. Excellente généalogie pour une figure montante car dans l'état actuel des choses un nom suffit si le bon lobby s’en mêle. Bref, elle coche tous les bons accélérateurs de carrière au sein de l’espace politico-médiatique parisien du moment. C’est suffisant pour qu’on la traite comme une conscience alors qu’elle n’est qu’un écho.
À titre personnel,
@EmmaRafowicz n'a évidemment ni talent, ni conviction, ni courage particulier. Certes elle parle du haut d'études en hautes écoles, diplômée en com et médias, mais toujours à travers des éléments de langage creux, et toujours l’indignation sélective en étendard. Elle n'est pas même une jeune politicienne fraîchement démoulée à l'ambition pressée, non elle est juste un produit
@partisocialiste, c'est-à-dire formatée à l’école de la mollesse organisée, de la démagogie rhétorique, de la trahison polie, de l'universalisme à géométrie coloniale, de l'européanisme dogmatique, du sionisme feutré, de l'atlantisme mondain, du féminisme de circonstance et du progressisme de façade.
C'est ainsi que dotée de cet héritage politique, d'un plan de carrière soc-dem et d’un carnet d’adresses long comme un discours au Crif, Emma Rafowicz est aujourd'hui députée européenne et muse des médias. Elle illustre en tous points une nouvelle génération de clowns tristes de la politique française affichés sur tous les écrans, mais sans matrice idéologique, sans base populaire, sans boussole historique. Le plus pathétique est que, comme son compère Raphaël Glucksmann, elle croit encore pouvoir jouer sa partition alors que tout le monde a déjà quitté la salle où elle donne concert.