Avec la disparition de Bernadette Chirac, c’est une femme profondément ancrée dans la mémoire des Français qui nous quitte.
Elle aura marqué la vie publique par sa fidélité, sa droiture, son caractère et cette manière bien à elle d’être présente, sans jamais chercher à occuper le premier plan, mais en assumant pleinement ce que la fonction et la vie lui ont donné à porter.
Je veux surtout retenir son engagement exceptionnel pour les Pièces jaunes, cause qu’elle a incarnée avec constance, conviction et une formidable humanité. Grâce à son action, des générations d’enfants hospitalisés et de familles ont bénéficié d’un soutien concret, visible, utile. Elle a su transformer une initiative de solidarité en grand rendez-vous national, avec une simplicité et une détermination qui forçaient le respect.
Bernadette Chirac, c’était aussi un attachement profond à la Corrèze, à cette terre qu’elle aimait et qu’elle a toujours défendue avec fierté. Elle y était chez elle, proche des habitants, attentive aux territoires, à leurs réalités comme à leurs espoirs. Son lien à la Corrèze disait beaucoup d’elle : une fidélité aux racines, aux gens, à une certaine idée de la France des territoires, sobre, vraie et courageuse.
Derrière la figure publique, il y avait une femme de conviction, attachée à ses proches, à ses engagements et à cette certaine idée du service des autres. Son parcours laisse une trace singulière, respectée bien au-delà des clivages.
En ce moment de deuil, j’ai une pensée très émue pour sa fille Claude et sa famille. Je leur adresse tout mon soutien, ma sympathie et mon affection.
Bernadette Chirac restera dans les mémoires comme une femme de cœur, d’engagement, de fidélité et d’attachement à son pays. Que son souvenir demeure vivant dans nos pensées et dans tout ce qu’elle a contribué à bâtir.