♦️ Bonjour Jérôme,
Si vous commencez par me donner les réponses que je vais faire, à quoi bon vous répondre ? 😉
1) Sur le rejet
Citez-moi un seul Président de la République, dans ce foutu pays, qui n’ait pas été rejeté à un moment ou à un autre. Même le Général de Gaulle, ils l’ont renvoyé dans sa maison de campagne.
2) L’enseignement
Combien de temps, selon vous, faut-il pour mesurer les effets d’une politique éducative ?
10 ans ? 15 ans ?
Les résultats en matière d’éducation ne se décrètent pas du jour au lendemain.
L’hôpital
80 000 suppressions de postes à l’hôpital sous Sarkozy, et pratiquement aucun investissement majeur pendant dix ans.
Sous Macron : 19 milliards d’euros pour l’hôpital, le Ségur de la Santé et l’ensemble des mesures qui l’ont accompagné.
La justice
Jamais le budget de la Justice n’a été aussi élevé. Jamais il n’y a eu autant de créations de postes de magistrats, de greffiers et de personnels judiciaires.
La modernisation ne se décrète pas. Elle se construit. Cela demande du temps, de la formation, des recrutements et des outils.
3) La dette
Dans votre profession, vous faites partie des premiers bénéficiaires de la dépense publique. Mais rassurez-vous, comme la quasi-totalité des Français.
Vous devriez comparer l’évolution de la dette sous Mitterrand ou sous Sarkozy. Vous constaterez que sa progression est moins forte sous Emmanuel Macron, malgré toutes les crises que vous passez sous silence.
Il aura été le seul président à maintenir, durant deux années, un déficit budgétaire inférieur au seuil des 3 %.
Je vous renvoie d’ailleurs à la lecture de mes nombreuses tribunes sur le sujet. Cela vous permettrait au moins d’avoir une vision un peu plus complète.
4) Le communautarisme
Comme si ce phénomène n’était que le fait du Président de la République.
Comme s’il n’était pas mondial.
Comme si la Russie et d’autres États ne manipulaient pas les opinions publiques depuis des années et n’organisaient pas des opérations massives de déstabilisation.
Il suffit de lire les différents rapports consacrés au Brexit.
Des erreurs en tant que « père de la Nation » ?
Parce que Hollande a été un père de la Nation ?
Parce que Sarkozy a été un père de la Nation ?
Parce que Chirac a été un père de la Nation ?
Je peux continuer, mais encore faudrait-il définir précisément ce qu’est un père de la Nation.
Si le sujet est le régalien, alors il est probablement celui qui en a le plus fait depuis Giscard.
5) La dissolution
J’ai également écrit plusieurs tribunes sur ce sujet.
Au fond, vous êtes en train de me dire qu’il ne faut pas tenir compte des attentes des Français.
Les Français ont décidé. Et c’est précisément cela, la démocratie : accepter le verdict des urnes, même lorsque le résultat ne nous satisfait pas.
Ouf ! 😰
Au moins, il y a quelques points positifs. 😄
Plus sérieusement, vous êtes un bon Français, avec cette tendance permanente au « jamais content » : le râleur professionnel qui ne nuance rien, ne distingue rien et ne reconnaît jamais ce qui fonctionne.
Comme c’est devenu l’ambiance générale, alors on y va.
Mais bien sûr, les médias n’y sont pour rien.
Les réseaux sociaux non plus.
Les ingérences étrangères n’existent pas.
Les crises n’existent pas davantage.
Les guerres non plus.
Et nous vivons manifestement dans un monde parfaitement isolé, qui ne subit aucun impact venant de l’extérieur.