La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise.
Déposer une motion de censure dans ce contexte, c’est choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes. C’est choisir d’affaiblir la voix de la France plutôt que de montrer l’unité nationale dans la défense de notre agriculture.
Le moment devrait être à la mobilisation au sein de chaque groupe politique au Parlement européen, pour construire une majorité contre cet accord. L’influence française est l’affaire de tous les partis, et ce n’est pas par coup politicien que nous parviendrons à faire rejeter cet accord.
Cette motion de censure retarde encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d'agenda électoral, et envoie un très mauvais signal à l'étranger, alors que les tensions internationales exigent sérieux et cohésion et que la crise agricole rend urgente l’adoption d’un budget.
La France mérite mieux que ces postures cyniques partisanes.