đŽ Ă quelques heures de la publication de mon rapport, une opĂ©ration politique grossiĂšre a Ă©tĂ© lancĂ©e pour dĂ©tourner lâattention mĂ©diatique, discrĂ©diter six mois de travaux parlementaires et tenter de salir mon intĂ©gritĂ©.
Le procĂ©dĂ© est indigne : Le Monde, lâAFP, France Info, France Inter et dâautres ont relayĂ© de maniĂšre coordonnĂ©e une information trompeuse, laissant croire quâune plainte pour « prise illĂ©gale dâintĂ©rĂȘts » avait Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e contre moi. Câest absolument faux !
Une semaine auparavant dĂ©jĂ , la mĂȘme mĂ©canique Ă©tait Ă lâĆuvre : de prĂ©tendues âfuitesâ sur mes recommandations Ă©taient reprises en boucle, sans vĂ©rification, sans contradictoire, sans mĂȘme me contacter. On me prĂȘtait la suppression du Tour de France, de Roland-Garros, du Tournoi des Six Nations du service public, ou encore la nomination directe des dirigeants de lâaudiovisuel public par le PrĂ©sident de la RĂ©publique, sans vote du Parlement. Ces fake news continuent aujourdâhui encore dâĂȘtre relayĂ©es par certains mĂ©dias.
Cette dĂ©rive est grave. Lorsquâune partie du journalisme renonce Ă la rigueur, au contradictoire et Ă lâhonnĂȘtetĂ© intellectuelle, elle nâinforme plus : elle milite.
Plus grave encore, lorsque Radio France et France TĂ©lĂ©visions deviennent eux-mĂȘmes les relais de ces mensonges, câest une rupture profonde avec leur mission de service public.
Ă lâheure oĂč une majoritĂ© croissante de Français doute de lâimpartialitĂ© de lâaudiovisuel public, il est urgent que certains journalistes reviennent aux principes Ă©lĂ©mentaires de leur mĂ©tier : vĂ©rifier, confronter, informer.