Je vais être volontairement abrupt.
Il est toujours fascinant de voir certains responsables de la France insoumise se découvrir une passion soudaine pour la défense des mollahs iraniens dès qu’il s’agit de condamner une posture européenne ferme.
On ne parle pas d’entrer en guerre.
On ne parle pas d’attaques offensives.
On parle d’actions défensives proportionnées pour neutraliser une capacité de frappe – missiles et drones – qui menace directement des alliés et déstabilise une région entière.
Il faut savoir lire un communiqué. Ou alors il faut assumer de le déformer.
Présenter cela comme un alignement servile sur Washington, c’est soit une incompréhension stratégique grave, soit une manipulation politique assumée. Et à force de crier à la soumission américaine à chaque coordination occidentale, on finit par faire le jeu de ceux qui rêvent d’un affaiblissement de l’Europe.
La France n’est pas un nain diplomatique.
Elle est une puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité, et elle a des responsabilités.
La défense n’est pas une déclaration de guerre.
La dissuasion n’est pas une trahison.
Et protéger ses alliés n’est pas se renier.
Le problème n’est pas Macron.
Le problème, c’est cette grille de lecture pavlovienne qui transforme chaque posture ferme en “alignement”, chaque coopération en “soumission”, et chaque menace islamiste en détail secondaire.
À un moment, il faut choisir :
être lucide sur les rapports de force…
ou continuer à faire semblant que le monde fonctionne à coups de slogans.
Emmanuel Macron n’aura pas tenu très longtemps sur la ligne « non alignée » et partisane du droit international. Comme à chaque fois, la France se range ainsi du côté des Etats-Unis même quand il s’agit d’entériner la loi du plus fort sur les décombres de l’ONU. Macron aura fini de faire de notre un pays un nain sur la scène internationale. C’est désespérant et terriblement dangereux