Le vrai malaise français ?
C’est pas les immigrés.
C’est que les mecs qu’on voyait balayer les rues ou faire les livraisons sont aujourd’hui en train de signer des crédits immo, rouler en GLE et ouvrir des SCI.
Et ça, ça passe pas.
Parce que dans leur tête, les rôles étaient déjà écrits :
Eux = patrons.
Les autres = petites mains.
Mais surprise : les “petites mains” ont lu les règles du jeu, les ont retournées, et aujourd’hui c’est eux qui encaissent pendant que les anciens héritiers de la République comptent leurs tickets resto.
Ils avaient prévu un avenir de prolétaires pour les fils d’immigrés….
Mais au final, c’est eux qui le deviennent, lentement, douloureusement.
Et comme ils peuvent pas l’avouer, ils crient à “l’insécurité culturelle”, à la “république en danger”.
Mais la vérité, c’est qu’ils étouffent dans leur propre jalousie.
Parce que l’ascenseur social, qu’ils pensaient leur être réservé, s’est mis à prendre des visages qu’ils n’avaient pas validés.