« ….mais il importe de rappeler que les preuves réclamées le sont par un mental qui veut toujours maintenir une croyance à laquelle il est attaché, alors même qu’il lui est impossible d’accéder à une vérité autre que relative, comme pour les IA, à cause du cadre imposé par le mental ou de son contexte implicite. La vérité, ou ce qui est réel, étant plutôt de l’ordre de l’expérience vécue ou du ressenti intuitif, tant que la science académique se cantonnera au rôle de voiture balai qui via sa méthode oblige les scientifiques à rester en bas de l’échelle de la connaissance, elle lui échappera et nous resteront de grands naïfs face à la réalité objective. »
Après être allé voir le film de Spielberg « Disclosure Day », je me livre ici à un exercice d’analyse et d’opinion devenu très courant sur les réseaux en seulement quelques jours…
Pour ne pas spoiler ce film je vais simplement exprimer ce qu’il révèle à mes yeux, sans dire à travers quels personnages ou scènes. Tout d’abord, la principale divulgation apparaît à l‘évidence comme celle de la présence extraterrestre et le fait qu’elle ait été masquée depuis 79 ans (1947 : année du crash de Roswell et de la création de la CIA).
Pourtant, ce n’est pas selon moi le message principal du film. Si cela n’avait été que cela il m’aurait déplu.
Aucune preuve n’accompagne d’ailleurs ce film, mais seulement et comme par synchronicité le fait qu’il paraisse dans la période de juin 2026 où une authentique divulgation a bien lieu : elle se fait par le biais des déclassifications rendues publiques via le département américain de la défense, auxquelles s’ajoutent plusieurs témoignages d’officiels crédibles sur la récupération de vaisseaux et leur rétroingéniérie, comme ceux de David Grush ou de l’ancien ministre brésilien.
Tout cela peut déjà paraître énorme pour certains mais ce n’est pas l’essentiel. Cela peut aussi être rejeté par d’autres car les preuves sont absentes. Toutefois, à ce propos je dois rappeler que la preuve est un peu comme la voiture balai de la science, car elle n’arrive que lorsque le nouveau paradigme est accepté par la conscience collective. Preuve et croyance sont ainsi beaucoup plus liées qu’on le pense : elles cimentent un paradigme, et ne diffèrent que par leurs côtés respectivement mental et émotionnel.
Je pense plutôt que le message essentiel du film s’adresse à un public très large mais qui ne pourra l’intégrer qu’au niveau subconscient, car ce qu’il implique doit d’abord changer totalement notre paradigme, ou vision de la réalité. Ce processus d’intégration est facilité par le film, car au niveau subtil, profond et symbolique où il agit, même un rejet initial pourrait laisser place à une transformation consciente et positive à terme et c’est de ce point de vue qu’il me semble être une réussite.
Pour comprendre ce point de vue, il faut voir Disclosure Day comme un thriller de science-fiction qui va bien au-delà d’une simple histoire d’extraterrestres : Il explore en effet comment la divulgation ou révélation d’une présence non-humaine transforme la perception de soi, de la réalité et de la spiritualité humaine.
Les points clés du film sont en effet à mon sens les suivants :
- La projection de conscience (ou vision à distance et bilocation)
- L’action de la conscience à travers les métamatériaux
- La différenciation entre langage et pensée
- La guidance de la connexion intuitive
- Le rôle psychopompe des animaux
- Le sens spirituel des abductions
Ces six points clés agissent comme différentes facettes du même message fondamental délivré par le film et qui concerne l’éveil spirituel de l’humanité. Car tous conduisent inévitablement à un rejet du matérialisme à travers une évidente dissociation entre les capacités du cerveau et celles de la conscience. Et même s’il n’est pas question de l’âme dans le film, elle se ressent à travers la connexion « transcendante » vécue par les deux principaux acteurs.
Contrairement à ce que j’ai pu lire parfois sur les réseaux, je ne vois d’ailleurs aucune incompatibilité entre le message du film et celui des religions, sauf éventuellement pour ceux qui resteraient attachés à des préceptes ayant déformé l’origine de leur religion en imposant des règles à respecter ou en accordant un privilège aux humains de notre planète ou à certains d’entre eux : « Non, Dieu n’est pas celui de la terre ». Via ce rappel le film resitue au contraire la religion dans un contexte universel, et à l’encontre d’affirmations que j’ai vu passer sur les réseaux, le christianisme n’a aucunement à souffrir de cette divulgation.
On pourrait d’ailleurs dire plus généralement que l’affirmation selon laquelle l’humanité pourrait souffrir de la divulgation à cause du chaos que cela produirait est une excuse qui a bon dos et qui cache autre chose… que je ne développerai pas ici.
Je pourrais aller plus loin en développant les six points que j’ai cités, mais ce serait au risque de trop dévoiler, aussi je vais me contenter de faire là-dessus des liens instructifs :
- Les projections ou bilocations de la conscience dans le film sont héritées de façon évidente des expériences de vision à distance ou sorties hors du corps de l’Institut Monroe que la CIA a longuement étudiées,
- Le métamatériau activateur de ces facultés, parmi d’autres encore plus impressionnantes, peut être relié aux technologies de navigation par la conscience qui utilisent notamment les propriétés quantiques des cristaux.
- La guidance intuitive bien représentée dans le film, ainsi que les différentes formes physiques que peut prendre le langage pour communiquer la même pensée, montrent bien la nécessité de dissocier le langage et la pensée, laquelle existe à un niveau non verbal plus fondamental et vibratoire (ou télépathique).
- Le rôle des animaux dans le film me fait penser à mon propre vécu sur leur capacité à ramener une information issue d’une âme dont nous sommes déconnectés.
- La façon dont les abductions sont délicatement interprétées dans le film, en dissonance avec les interprétations extrêmes qui en souvent faites, tantôt horribles tantôt divines, pointe vers une compréhension qui se situe dans le juste milieu.
Alors évidemment, tout cela reste loin de la science ou de ce que les scientifiques peuvent accepter, mais il importe de rappeler que les preuves réclamées le sont par un mental qui veut toujours maintenir une croyance à laquelle il est attaché, alors même qu’il lui est impossible d’accéder à une vérité autre que relative, comme pour les IA, à cause du cadre imposé par le mental ou de son contexte implicite. La vérité, ou ce qui est réel, étant plutôt de l’ordre de l’expérience vécue ou du ressenti intuitif, tant que la science académique se cantonnera au rôle de voiture balai qui via sa méthode oblige les scientifiques à rester en bas de l’échelle de la connaissance, elle lui échappera et nous resteront de grands naïfs face à la réalité objective. La bonne nouvelle étant que nous allons enfin sortir progressivement de cette enfance de la raison, grâce à de multiples prises de conscience permises entre autres par ce film et les déclassifications qui l’accompagnent.
A retenir : les OVNI ne sont pas seulement des machines, mais des catalyseurs d’éveil spirituel ou de la conscience non locale, comme Jacques Vallée et bien d’autres l’avaient pressenti. Le film initie le grand public à ces idées sans être un documentaire pouvant être classé de conspirationniste, sauf par quelques idiots du village français. Ces idées sont concrétisées via l’empathie, le trauma des expérienceurs et l’unité possible avec une conscience élargie. C’est beaucoup plus subtil et humaniste que beaucoup de thrillers ufologiques.
Bien que le sens du merveilleux y soit moins présent, je retrouve finalement le Spielberg que j’ai adoré dans « Rencontres du 3ème type », lequel reste pour moi son meilleur film et chef d’œuvre en attendant que des éléments supplémentaires à venir ou une possible suite (qui s’impose) puisse véritablement le détrôner.