🇫🇷 « Les cryptorapts sont devenus une menace majeure. »
Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, le ministre de l'intérieur Laurent Nuñez a affiché une ligne très ferme face à la montée des enlèvements liés aux cryptomonnaies, désormais appelés “cryptorapts”.
Le ministre décrit une évolution inquiétante du crime organisé en France : narcotrafic, violences urbaines et attaques ciblant des détenteurs de cryptoactifs se mélangent désormais dans des réseaux extrêmement violents.
Selon l’enquête publiée par La Tribune Dimanche, des victimes anonymes, parfois identifiées après des fuites de données ou des piratages, sont ensuite ciblées pour des séquestrations, extorsions ou demandes de rançon en cryptomonnaies.
Face à cette nouvelle criminalité, Laurent Nuñez défend un “plan de bataille” basé sur plusieurs axes :
🔹 Renforcement du renseignement criminel,
🔹 Pression policière accrue sur les réseaux organisés,
🔹Multiplication des interpellations,
🔹Lutte contre les filières mêlant cybercriminalité et grand banditisme,
🔹Adaptation des méthodes d’enquête aux cryptoactifs.
Le ministre insiste aussi sur un point : ces affaires ne concernent plus uniquement de grosses fortunes crypto. Désormais, de simples investisseurs ou particuliers peuvent être visés après la fuite de leurs données personnelles.
L’enquête évoque une “convergence des criminalités” entre hackers, jeunes délinquants ultra-violents et réseaux organisés.
Une prise de position qui intervient alors que plusieurs affaires récentes ont marqué la France : tentatives d’enlèvement, séquestrations et agressions visant des personnes soupçonnées de détenir des cryptomonnaies, notamment à Strasbourg, près de Toulouse ou encore dans la région lyonnaise.
Pour Beauvau, le phénomène n’est plus marginal : les cryptorapts sont désormais considérés comme une nouvelle forme de criminalité organisée nécessitant une réponse sécuritaire spécifique.