🚨 Attention, ce n’est que la moitié de l’histoire !
Pour éclairer vraiment les téléspectateurs, il aurait fallu préciser que Bruno Retailleau, déjà, avait voulu être calife à la place du calife et qu’une pétition à sa gloire avait été lancée sur Facebook le 22 décembre 2009, qui réclamait explicitement qu’il soit nommé metteur en scène de la Cinéscénie à la place de Philippe de Villiers, son créateur historique.
À sa suite, Philippe de Villiers décide de se retirer temporairement de l’association « pour préserver le Puy du Fou de querelles dérisoires et extérieures ». Nicolas de Villiers (président de l’association) convoque un comité de direction extraordinaire (25 membres). Il demande aux deux protagonistes (Philippe de Villiers et Bruno Retailleau) de ne pas y assister pour que les membres puissent s’exprimer librement.
Philippe de Villiers accepte et n’y va pas. Bruno Retailleau refuse et se présente à la réunion. Il s’exprime quelques minutes pour se défendre. Une lettre de Philippe de Villiers est lue annonçant sa démission et le retrait potentiel de ses scénarios. Après audition de Retailleau, le comité vote à l’unanimité son exclusion de l’association.
Par ailleurs, sur le plan politique, Bruno Retailleau, tout en prétendant défendre une ligne souverainiste, s’est rapproché en catimini de Sarkozy et Fillon, qui voulait, pour le récompenser de sa trahison, le nommer secrétaire d’État au Numérique. De Villiers s’y est opposé, puisque l’UMP était exactement ce qu’il combattait, et avec elle sa vision pro-européenne, libérale et mondialiste. Retailleau adhérera à l’UMP et abandonnera tout ce qu’il avait défendu pendant 20 ans pour faire une carrière politique. On le vit alors aux côtés d’Alain Juppé.
Préciser cela aurait permis aux téléspectateurs de se forger vraiment une opinion. Ne présenter qu’une version de l’histoire, avec témoignages à charge, s’apparente à de la manipulation, sans doute avec l’objectif de discréditer comme d’habitude, le souverainisme. Je précise que je n’ai aucun lien avec
@PhdeVilliers et que je ne suis adhérent à aucun parti ni think tank ni rien du tout. Mais il me semblait important de raconter toute l’histoire et pas 50% de celle-ci.
⚡️ « C’est le père qui a tué le fils. »
#Complementdenquete sur la rupture politique fracassante en 2009 entre Philippe de Villiers et son protégé, Bruno Retailleau, écarté du Puy du Fou après des années de bons et loyaux services.