Deux ans, non pas d'une "guerre" : deux ans de massacre systématique, aveugle, génocidaire.
En cette triste occasion, je vous repartage Gravats, le texte que j'avais écrit dans la nuit du 10 au 11/11/2024. Sans doute le composerais-je différemment aujourd'hui.
ALT Une fois encore le sable vient caresser la pierre
Recouvrant tendrement les câbles alanguis
En une marée haute, sûrement pas la dernière
Où finissent les voix ; où commencent les bruits.
Un fin étui de fer vient déchirer le ciel
La lavande dispose de maigres numéros
Les olives, la pinède, le vinaigre et le miel
Jamais ne se combinent et se toisent à nouveau.
Le textile est tendu en une demeure ténue ;
Les vestiges d’une terre et d’un espoir déçu.
Mais il n’en a que faire sur son trône de gravats
Comme de l’air qu’il expire, ni acide, ni amer
Il n’entend plus les plaintes, ni les pleurs de sa mère
Tandis que ses deux yeux se referment sur Gaza.