Jacqueline. 86 ans. Une mamie française, tranquille, habituée du camping au Grau-du-Roi. Elle venait juste profiter de l’air de la Camargue, se promener paisiblement au bord de l’étang de Salonique, comme des milliers de nos anciens le font chaque été.
Jeudi 11 juin au soir, on l’a retrouvée égorgée. Visage et tête massacrés. Gorge ouverte comme une bête sur un sentier. Morte seule, abandonnée, après une vie entière passée dans ce pays.
Pas une « mauvaise rencontre ». Un meurtre barbare. Un homme l’a agressée sauvagement et court toujours. La gendarmerie lance un appel à témoins, la section de recherche est saisie, mais à l’heure où j’écris, aucun suspect n’est arrêté. Silence total sur son profil. Comme d’habitude.
À 86 ans, après avoir élevé ses enfants, travaillé, payé ses impôts et aimé la France, Jacqueline méritait de finir ses jours en paix. Au lieu de ça, elle finit égorgée à deux pas d’un camping, dans une zone qu’on nous vend « touristique et sécurisée ».
Combien de nos grands-mères, mères, sœurs et filles faudra-t-il encore sacrifier sur l’autel de l’insécurité généralisée ? Combien de faits divers sanglants avant d’admettre que les frontières ouvertes, la justice molle et l’incapacité à protéger les plus faibles ont transformé la France en terrain de chasse ?
On nous serine encore le « vivre-ensemble » pendant que nos anciens crèvent. On parle de « valeurs républicaines » pendant que les prédateurs rôdent en liberté.
Jacqueline n’est pas un accident. Elle est le symptôme d’un pays qui a perdu le contrôle de son territoire et de sa sécurité. Elle est la France qu’on assassine à petit feu, celle des racines, celle qu’on refuse de défendre.
Assez de larmes et de bougies. Il faut de la volonté, des frontières, une justice qui protège les siens et punit les coupables sans faiblesse.
Pour Jacqueline. Pour toutes les autres.
Pour nos enfants qui ne méritent pas ce chaos.
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