Mawa hein Steve
Sans m’immiscer dans la controverse actuelle, je me permets de rappeler que le mot chien n’est nullement monosémique. Il constitue, au contraire, l’illustration même d’un terme polysémique, c’est-à-dire doté de plusieurs significations selon le contexte dans lequel il est employé.
Dans l’usage courant, le chien désigne bien sûr l’animal domestique. Mais, par extension, le terme peut également qualifier une personne particulièrement fidèle, dévouée ou attachée à celui qu’elle considère comme son maître ou son bienfaiteur.
Une vive polémique est née après que le Président de la République a déclaré que certains avaient même tué un fils du pays pour le remplacer par leur « chien ».
Dès lors, une question se pose : le mot chien est-il ici employé dans son sens littéral ou dans un sens figuré ?
S’il s’agit d’une métaphore, la controverse qui s’en est suivie relève-t-elle d’une légitime exigence de bienséance dans le débat public, ou procède-t-elle davantage d’une récupération politique de cette expression ?
À vos claviers.