Je vois beaucoup de gens débattre sur l’utilité ou non du remake d’Ocarina of Time.
Je pense qu’au milieu des arguments parfaitement légitimes, il y a aussi un « choc » des générations.
J’ai grandi comme beaucoup avec Ocarina of Time sur N64. Puis j’ai joué au remaster 3DS, j’y ai pris le même plaisir coupable avec mes yeux bercés de nostalgie.
Mais objectivement, je ne peux pas demander à un jeune joueur d’aujourd’hui, habitué à d’autres standards, qu’ils soient visuels ou de jouabilité, d’y trouver tout l’intérêt que je lui ai porté à l’époque et aujourd’hui.
Il y a une passation qui s’opère : La licence doit aussi parler aux plus jeunes, conquérir un nouveau public pour sa pérennité. Cette passation s’opère soit avec nos propres enfants/neveux/nièces car on leur fait découvrir les jeux, soit elle s’opère naturellement à travers les remakes, les remasters ou via le retrogaming, les vidéos YouTube.
On aimerait que les jeunes générations découvrent les jeux originaux car à nos yeux ces derniers n’ont pas bougés. Mais est-ce réellement le cas ? Ils sont toujours jouables, certes, mais ils sont aussi le reflet de leur époque. Et c’est aussi ce qu’on aime chez eux, et c’est très bien.
Tout comme le cinéma et ses films anciens, on ne peut exiger des jeunes générations de prendre du plaisir sur un jeu qui ne réponds plus du tout aux codes d’aujourd’hui. Tout ce qu’on peut faire c’est leur montrer le chemin. Il leur appartient ensuite de l’emprunter ou non.
Et parfois le remake est un raccourci sur cette route de la découverte. Il leur permet d’appréhender la licence autrement, de s’intéresser aux anciens épisodes. De vivre l’émerveillement que l’on a vécu à l’époque mais différemment en fin de compte.
Tous les remakes ne sont pas justifiés, loin de là, mais ça ne veut pas dire que tous sont à jeter. Il faut simplement veiller aux abus, à l’appât du gain facile sur fond de nostalgie et savoir dire non.
Mais en dehors de ça, les remake sont une opportunité pour différentes générations de joueurs de partager autour du même jeu. Ils permettent aux plus anciens d’aider ceux qui sont bloqués à un passage qu’ils ne connaissent que trop bien, d’échanger leurs visions, de revisiter une aventure que l’on connait par cœur mais différemment.
Faire vivre la licence finalement.
Et c’est aussi ça la beauté du jeu vidéo.