Et si nous n’étions pas seulement des êtres vivants posés sur une planète perdue dans l’immensité ?
Et si la Terre, notre système solaire, les galaxies, la matière, l’énergie, tout ce que nous appelons “l’univers”, n’étaient en réalité que les éléments minuscules d’une cellule appartenant à un organisme infiniment plus vaste ?
À notre échelle, une cellule paraît microscopique. Pourtant, en elle, tout circule, tout communique, tout se transforme. Elle porte une information, une mémoire, une fonction. Elle participe à un tout qui la dépasse.
Peut-être sommes-nous exactement cela.
Peut-être que notre planète est un noyau, que les étoiles sont des impulsions, que les galaxies sont des réseaux vivants, et que l’univers tout entier n’est qu’une cellule au sein d’un corps cosmique dont nous ne percevons ni les limites, ni la conscience.
Et au-delà encore, peut-être que ce corps n’est lui-même qu’un fragment d’ADN, une séquence dans l’architecture d’un être plus grand, lui-même contenu dans un autre ensemble, puis un autre encore.
L’infini ne serait alors pas une ligne droite vers le vide, mais un vertige d’emboîtements : des poupées russes de matière, de vie et de conscience.
Le microscopique et le cosmique ne seraient que deux miroirs posés face à face.
Et nous, au milieu, minuscules et essentiels.