Le 9 mai 1945, Dunkerque est en ruines ! AprĂšs des milliers de morts et une population contrainte Ă lâexil, il reste moins de 300 habitants dans la ville. VoilĂ ce quâa Ă©tĂ© le destin de notre citĂ© lors de la Seconde Guerre mondiale. En tant que Dunkerquois, cela nous donne une responsabilitĂ© : celle de dire au monde « plus jamais ça » et de toujours combattre les causes de cette tragĂ©die !
Car la destruction de notre ville et la souffrance de nos parents et grands-parents ne viennent pas de nulle part. Si lâEurope brĂ»le entre 1939 et 1945, câest parce que les annĂ©es 20 et 30 sont marquĂ©es par la montĂ©e des nationalismes, de lâextrĂȘmisme, du racisme et de lâantisĂ©mitisme. Si Hitler accĂšde au pouvoir en 1933 en Allemagne, câest parce quâun tiers des Ă©lecteurs allemands ont votĂ© pour son parti un an plus tĂŽt. La destruction de Dunkerque est bel et bien lâaboutissement dâun projet politique.
Aujourdâhui, alors que les idĂ©ologies extrĂȘmes progressent Ă nouveau dans le monde, il est impĂ©ratif de nous rappeler pourquoi cette guerre a eu lieu, pourquoi Dunkerque a Ă©tĂ© dĂ©truite. Ce devoir de mĂ©moire nâest pas une simple commĂ©moration du passĂ© : câest un avertissement pour lâavenir. Et, câest sur cette ligne que nous avons voulu orienter ces commĂ©morations du 85e anniversaire de lâOpĂ©ration Dynamo et du 80e anniversaire de la libĂ©ration.
Quand la mĂ©moire disparaĂźt, lâHistoire se rĂ©pĂšte.
đ· photo archive - CMUA