Jordan Bardella, pourquoi cette fĂ©brilitĂ© ? Parce que vous venez de faire 1,5% Ă Paris ? Vous aviez tout. La puissance de votre parti, le plus riche dâargent public de France, une longue histoire, des vĂ©tĂ©rans de la politique, Marine Le Pen, vous-mĂȘme, Marion MarĂ©chal, Ăric Ciotti, Thierry Mariani, et vous faites 1,5% dans la capitale.
DĂ©sormais, il vous reste les paroles : vous m'emboĂźtez le pas en appelant Ă voter contre la gauche Ă Paris, quelques heures avant la fin de la campagne. Moi, jâai posĂ© un acte : je dĂ©cide de me dĂ©sister pour apporter 10,4% des voix pour battre la gauche. VoilĂ le geste concret dâune femme de droite.
Et vous dans les actes ? Dans dix communes de plus de 30 000 habitants, dix villes essentielles Ă la dĂ©finition politique du pays, vous maintenez vos candidats au second tour, au risque de faire gagner la gauche, sans aucune chance pour vous de gagner. Comme moi, vous avez tendu la main aux LR. Partout, votre main a Ă©tĂ© refusĂ©e. Ă Paris, j'ai choisi d'ĂȘtre plus responsable qu'eux ; vous avez choisi d'ĂȘtre aussi irresponsables qu'eux. Vous avez dĂ©cidĂ© de leur ressembler. Pourquoi ? Pour grappiller quelques postes de conseillers municipaux. Vous mettez tout le monde, y compris vos Ă©lecteurs, en danger. Aucun sens des responsabilitĂ©s.
Et maintenant, cerise sur le gĂąteau, vous osez regretter que ma candidature ait « divisĂ© les voix de la droite », alors qu'elle les a multipliĂ©es et alors que vous appartenez Ă un parti qui refuse lâĂ©tiquette de droite « car il est composĂ© de socialo-communistes » (dixit Marine Le Pen). Cela ne manque pas de sel. En effet, votre chef de parti rĂ©pĂšte inlassablement quâelle nâest pas, quâelle ne veut pas ĂȘtre et quâelle ne sera jamais de droite. Je la crois sur parole. Elle a raison. Quelles que soient vos gesticulations idĂ©ologiques, vous nâĂȘtes pas de droite.
En rĂ©alitĂ©, vous craignez par-dessus tout la concurrence. Comme tous les monopoles. Mais lâabsence de concurrence, en Ă©conomie comme en politique, câest lâarnaque pour le consommateur, l'absence de choix, donc le prix le plus Ă©levĂ© pour le produit le moins bon. La dĂ©mocratie, Monsieur Bardella, câest la libre concurrence des idĂ©es pour la plus grande libertĂ© des Ă©lecteurs.
Ne venez plus donner des leçons de responsabilité et de morale aux seuls qui, contrairement à vous, se sont désistés pour battre le socialisme. Assumez vos actes. Ils démentent vos paroles.
Le prĂ©sident du Rassemblement national et eurodĂ©putĂ© Jordan Bardella intervient sur le retrait de Sarah Knafo : «ReconquĂȘte! a fait beaucoup de mal Ă la droite» dans
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