Le meeting de LFI, c'est aussi des références incessantes au glorieux passé de la gauche... un passé presque poussiéreux.
Ils doivent remonter aux années 1930, aux années 1960... Sans parler des références anachroniques à la Révolution ou à Rousseau, non pas pour expliquer le présent, mais pour justifier leur stratégie politique.
Clairement, cela ne peut que plaire à la frange des « jeunes diplômés de la classe moyenne », qui a besoin de ces signaux pour affirmer son statut social qu'elle ne peut pas assumer grâce à ses revenus. En dehors de ce public, cela ne répond absolument pas aux enjeux actuels.
Je ne parle même pas de cette peur presque paranoïaque du retour du fascisme, car je sais que beaucoup d'entre eux y croient réellement, ce qui est bien plus effrayant que ce supposé péril brun. Mais comme la peur (guerres, chute de la puissance US, désindustrialisation, etc.) est aussi un puissant ressort du vote Mélenchon, tout cela est parfaitement cohérent.