Page officielle internationale de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

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Alors que la Grande-Bretagne s’enfonce chaque jour davantage dans les dérives d’une législation sécularisée, un signal d’espérance inattendu vient de l'épiscopat d'outre-Manche. Le 5 septembre 2026, la Marche pour la Vie (March for Life UK) verra la participation historique de quatorze évêques catholiques, soit le double de l'année précédente. On est loin d’un tel record dans l’Hexagone. « Astonishing ! ». Pour la toute première fois, S. Exc. Mgr Richard Moth, archevêque de Westminster, a annoncé sa participation à la Marche pour la vie dont il célèbrera même la messe d’ouverture. De quoi faire perdre son flegme à plus d’un catholique britannique habitué à une certaine timidité de la part de l’épiscopat. Aux côtés de Mgr Moth, les fidèles verront les chefs de deux autres archidiocèses majeurs : Mgr Bernard Longley (Birmingham) et Mgr John Wilson (Southwark), accompagnés de onze autres ordinaires venus d'Angleterre, d'Écosse et du Pays de Galles. Parmi eux, on notera aussi la présence de Mgr David Waller, à la tête de l'Ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham, structure canonique érigée par le pape Benoît XVI afin d’accueillir le clergé converti de l’anglicanisme et attaché à la liturgie traditionnelle. Cette présence massive et inédite de la hiérarchie ecclésiastique intervient dans un contexte pastoral et politique complexe. Le Parlement britannique a en effet voté en mars dernier la décriminalisation totale de l'avortement jusqu'au terme de la grossesse. De plus, les chiffres officiels font état de 251 377 avortements en Angleterre et au Pays de Galles pour la seule année 2022, un record sinistre depuis la loi de 1967. Isabel Vaughan-Spruce, directrice de l'événement — qui a elle-même subi des poursuites judiciaires absurdes pour avoir osé prier silencieusement dans les « zones tampons » de 150 mètres imposées autour des avortoirs —, a salué ce sursaut clérical. Face à la généralisation des avortements à domicile par « pilules postales » et aux menaces de l'euthanasie, elle estime que le moment est venu pour l'Église de « planter fermement son drapeau ». « La présence des évêques démontre l'importance primordiale que l'Église accorde à cette question fondamentale. Ce n'est pas une action militante ou insensible, mais une réponse compatissante et indispensable face à un mal omniprésent », a réagi Isabel Vaughan-Spruce, directrice de March for Life UK. Le thème retenu cette année, « L’avortement blesse la famille », fait écho au désir de nombreux Britanniques de restaurer la société sur les bases du droit naturel et divin. La journée du 5 septembre 2026 débutera au cœur de la capitale par un festival pro-vie. Grande nouveauté pour cette édition 2026 : un « Sommet des familles pour la vie », surnommé « The Pro-Life Revival », s'adressera spécifiquement aux jeunes de 18 à 35 ans, tandis que des sessions adaptées seront proposées pour les enfants de tous âges. La procession s'élancera ensuite de la cathédrale de Westminster pour s'achever à Parliament Square. Les organisateurs exhortent les fidèles à venir en nombre pour entourer et soutenir leurs pasteurs dans ce témoignage public et nécessaire. Face au relativisme moderne, les catholiques britanniques s'apprêtent à rappeler au monde que la vie, de sa conception à sa fin naturelle, appartient à Dieu seul. fsspx.news/fr/news/royaume-u…
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« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre » ? (Lc 18, 8). La question que pose avec une crainte non dissimulée Notre Seigneur laisse à penser que la transmission de la foi, de génération en génération, ne va pas de soi, mais qu’elle demande une attention constamment renouvelée, un effort de tous les jours, et plus encore une grâce du Ciel : même reçue dans le berceau, la foi demeure avant tout un don de Dieu qu’il s’agit ensuite, et toujours avec l’aide de Dieu, de faire croître et d’épanouir. Il faut rappeler que la foi s’entend en deux sens différents, mais liés l’un à l’autre : la foi désigne tantôt ce qui est cru et professé, autrement dit le contenu de la foi catholique ou l’ensemble harmonieux et cohérent des différentes vérités de foi ; la foi désigne tantôt l’adhésion personnelle et libre de l’homme à ces vérités révélées par Dieu et transmises par l’Église. Dès lors, la transmission de la foi se réalise de deux manières complémentaires. Il s’agit d’abord de faire entendre dans son intégralité, et en l’explicitant dans le détail, ce que Jésus-Christ est venu révéler aux hommes. C’est la mission du pape, des évêques et des prêtres, d’enseigner les hommes ; de donner une claire intelligence, proportionnée aux capacités de chacun, de la doctrine de foi. Aussi la transmission de la foi ne peut-elle être que paralysée quand les vérités sont constamment amoindries, tues ou même déformées, dissimulées par des contre-vérités ; quand le catéchisme se borne à des échanges sur une page d’Évangile… Déjà le prophète Jérémie le déplorait : « Les enfants demandent du pain, et personne ne leur en donne. » Il n’y aura pas de transmission profonde et durable de la foi tant que les pasteurs de l’Église renonceront à enseigner, avec autorité, toutes les vérités catholiques, spécialement celles qui heurtent les fausses idéologies du temps présent. Cela ne suffit pas : transmettre la foi exige encore de disposer les esprits à adhérer librement à la Vérité révélée, d’une adhésion de l’intelligence et du cœur. Certainement, la foi n’est pas pleinement transmise si elle n’est pas assimilée et vécue au quotidien. Pour cette raison, la transmission de la foi relève aussi des parents et des éducateurs, appelés à proposer au quotidien, dans le cadre de la famille et de l’école catholique, les applications concrètes de la foi qui les anime. De ce fait, la transmission de la foi dépend en grande partie des exemples de vie chrétienne offerts, des règles de vie instituées, des bonnes habitudes données, d’heureuses relations nouées. A contrario – l’expérience le montre assez –, les mauvais exemples, l’indiscipline chronique, la mollesse des caractères et les amitiés délétères suffisent à la faire échouer. fsspx.news/fr/news/transmett…
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Le pape Léon XIV a nommé, le 2 juin 2026, Maria Montserrat « Montse » Alvarado au poste de préfet du Dicastère pour la communication du Saint-Siège. Son entrée en fonction est prévue pour le 1er novembre prochain. Depuis 2023, Montserrat Alvarado assurait la présidence et la direction générale d'EWTN News, supervisant l'ensemble des opérations d'information mondiales et multilingues du réseau, couvrant télévision, radio, presse écrite, numérique et réseaux sociaux. Son profil est celui d'une gestionnaire expérimentée bien plus que d'une journaliste. C'est précisément ce que le pape a voulu, selon le vaticaniste Andrea Gagliarducci : Léon XIV fait venir au Vatican un manager chevronné, tout en tendant la main au monde conservateur américain — avec ses réseaux de donateurs — et en s'appropriant une expérience cruciale pour tenter de faire fonctionner la machine médiatique vaticane. Cette nomination revêt une certaine portée symbolique, ce réseau de médias conservateur s'est en effet montré critique à l'égard de plusieurs orientations du pontificat du pape François et n'a pas hésité à exprimer des réserves sur certaines décisions prises sous le pontificat de Léon XIV. Paradoxalement, le choix d'une dirigeante d'EWTN — chaîne que le pape François, dans l’un de ses emportements dont il était coutumier, avait jadis qualifiée d'« œuvre du diable » — est interprété comme un geste d’apaisement en direction du monde américain. Montserrat Alvarado succède à Paolo Ruffini, nommé en 2018 par le pape François comme premier laïc préfet d'un dicastère de la Curie romaine. Surtout, sa nomination fait d’elle la première femme laïque n'ayant pas prononcé de vœux religieux, à diriger un dicastère du Saint-Siège. Cet organisme n'a pas toujours été confié à des laïcs. Pendant plus d'un demi-siècle, le Conseil pontifical pour les communications sociales, puis le Secrétariat pour la communication, furent dirigés par des évêques ou des cardinaux. Le premier préfet du Secrétariat pour la communication, Mgr Dario Edoardo Viganò, nommé en 2015, était lui-même archevêque. La nomination de Mme Alvarado constitue donc une nouvelle étape dans une évolution récente impulsée par la constitution apostolique Praedicate Evangelium (2022), qui prévoit explicitement que des fidèles laïcs puissent être appelés à exercer des fonctions de gouvernement au sein de la Curie romaine. Durant les congrégations générales précédant le conclave de 2025, le cardinal Beniamino Stella a exprimé son désaccord envers cette séparation entre le pouvoir de gouvernement et le sacrement de l'ordre. Ancien préfet de la Congrégation pour le clergé et figure respectée de la Curie, il a dénoncé une rupture avec une tradition multiséculaire liant l'exercice ordinaire de la juridiction ecclésiastique à la réception du sacrement de l'Ordre. Au-delà de cette nomination, c'est toute la structure du dicastère qui pourrait être repensée. Dans une possible réorganisation, l'imprimerie, la Librairie éditrice vaticane et le service photographique rejoindraient le budget du Gouvernorat sous la rubrique des « services commerciaux », tandis que le Dicastère pour la communication se recentrerait sur une gestion des médias qui pourrait être assurée de façon plus « managériale », avec une autonomie permettant également des dons spécifiques. Le tout étant de savoir si cette « révolution tranquille » évoquée par certains commentateurs permettra aux médias du Vatican d’être fidèles au « programme de rechristianisation de la société » que leur avait assigné le pape Pie XI, lors de l’inauguration des premiers bureaux de Radio Vatican. C’était en 1931, et l’eau du Tibre a depuis bien coulé sous les piles du Pont Saint-Ange. fsspx.news/fr/news/leon-xiv-…
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À l'occasion de la solennité de la Fête-Dieu, ce dimanche 7 juin 2026, les fidèles du prieuré de la Fraternité Saint-Pie X d'Anvers (Belgique) ont accompagné Notre-Seigneur Jésus-Christ dans les rues de la ville. En vidéo : fsspx.news/fr/news/processio…
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Edouard de Habsbourg-Lorraine descend de l’une des plus grandes dynasties catholiques d’Europe. Ancien ambassadeur de Hongrie près le Saint-Siège, l’archiduc vient de publier un ouvrage en faveur de la messe traditionnelle, démontrant indirectement la pertinence du combat de Mgr Lefebvre et sa résonance bien au-delà des cercles de la Tradition. Dans un petit guide pratique intitulé Discovering the Latin Mass, publié par le Sophia Institute Press, l'archiduc raconte comment lui et sa famille ont découvert la messe traditionnelle il y a cinq ou six ans — et comment cette découverte a tout changé. « Toute la famille a commencé un voyage entièrement nouveau d'approfondissement de la foi, d'approfondissement de notre relation au Christ », confie-t-il. Il observe chez ses enfants une fidélité accrue à la prière quotidienne, au Rosaire, aux neuvaines. « Cela transforme votre vie », dit-il simplement. Voilà ce que Mgr Marcel Lefebvre n'a cessé de répéter pendant quarante ans, au prix de l'incompréhension, des humiliations canoniques et d'un isolement douloureux. L'archevêque de Dakar, puis fondateur de la Fraternité Saint-Pie X, n'avait pas combattu pour des questions de goût esthétique ou d'attachement sentimental au latin. Il avait combattu parce qu'il voyait dans la messe traditionnelle le lieu irremplaçable où se transmet la foi catholique intégrale : sa dimension sacrificielle, son sens du sacré, son orientation eschatologique. Il avait combattu parce qu'il constatait, dès les années 1970, la désertion des séminaires, l'effondrement de la pratique, la crise des vocations — et qu'il faisait le lien entre ces catastrophes et la rupture liturgique. Edouard de Habsbourg exprime tout cela à sa manière, avec la retenue d'un diplomate : la messe de saint Pie V est, dit-il, « l'antithèse absolue du monde d'aujourd'hui ». Non pas comme une fuite du monde, mais comme un contrepoids nécessaire, un espace où la logique du monde s'efface devant celle de Dieu. Ce qui frappe davantage encore, c'est que le descendant des empereurs d’Autriche-Hongrie observe ce renouveau chez les jeunes. La messe traditionnelle, insiste-t-il, attire des générations qui n'ont pourtant connu que le Novus Ordo, qui n'ont aucune nostalgie des années 1950, et qui pourtant reconnaissent dans la liturgie traditionnelle quelque chose que nulle part ailleurs ils ne trouvent. Une remarque qui évacue définitivement la thèse selon laquelle le combat de Mgr Lefebvre n'était qu'un réflexe de vieux réactionnaires comme on le chuchote souvent dans les couloirs feutrés des palais pontificaux. L'histoire ne dit pas si Edouard de Habsbourg a lu les écrits de Mgr Lefebvre. Mais il semble qu’il ait découvert par lui-même, pour partie au moins, ce pour quoi l'ancien archevêque de Dakar et fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X avait tout risqué, jusqu’à sa réputation. fsspx.news/fr/news/messe-tou…
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Le catholique attend du Pape qu’il lui dise en quoi l'usage de l'intelligence artificielle est moralement bon et en quoi il ne l’est pas, par rapport à une morale qui se définit en référence à la Loi de Dieu. La nouvelle Encyclique du nouveau Pape vient nous prêcher le nouveau Royaume de la Maison commune et de la Fraternité universelle. Analyse de l'encyclique Magnifica humanitas : fsspx.news/fr/news/magnifiqu…
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Premières communions lors de la Fête-Dieu à la chapelle Notre-Dame de Guadalupe de Mexico (Mexique). fsspx.mx/es/news/ciudad-mexi…
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Honneurs à la Sainte Vierge, notre Mère du Ciel, en la chapelle de la FSSPX à Monterrey y Saltillo (Mexique).
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Le voile féminin chrétien à la messe est aux antipodes du voile islamique, auquel certains détracteurs le comparent. Pour répondre à l’interdiction de convoiter la femme d’autrui, l’islam tend à couvrir la femme elle-même, faisant peser sur elle la responsabilité du regard masculin. Le voile catholique, au contraire, n’a jamais eu cette signification. Limité à l’église, ne couvrant pas intégralement les cheveux et ne prescrivant aucun tissu particulier, il exprime avant tout une réalité spirituelle et liturgique. Il honore la femme, lui confère une dignité particulière et l’insère dans l’ordre voulu par Dieu. La dernière mention explicite du voile féminin dans le droit canonique figure dans le Code de 1917, au canon 1262 : « Lorsque les fidèles assistent aux fonctions sacrées, soit dans l’église, soit hors de l’église, les hommes doivent avoir la tête découverte [...] les femmes, quant à elles, doivent être modestement vêtues et avoir la tête couverte, surtout lorsqu’elles s’approchent de la table eucharistique. » Puis vint le concile Vatican II, qui ne se voulait pourtant pas dogmatique, mais dont les conséquences furent considérables. Pendant le concile, des journalistes demandèrent à Mgr Bugnini si les femmes devaient continuer à se couvrir la tête. Il répondit simplement que la question n’avait pas été abordée. Cette réponse fut interprétée comme un abandon de la pratique et relayée ainsi dans la presse internationale. À partir de ce moment, la majorité des femmes catholiques cessèrent de porter le voile à l’église. Dans le Code de droit canonique de 1983, l’obligation n’est plus mentionnée. Il ne s’agit pas d’une abrogation explicite, mais, dans les faits, l’usage a disparu presque partout. En cas de doute sur la loi applicable, une obligation stricte ne peut plus être imposée. Autrement dit, le fait de ne pas porter le voile ne constitue plus aujourd’hui une matière de péché en soi (sauf circonstances particulières de scandale), mais demeure une pratique vivement recommandée, au même titre que d’autres coutumes traditionnelles qui ont cessé d’être obligatoires sans avoir été formellement interdites. Il est d’ailleurs frappant de constater comment certaines pratiques de la tradition catholique, sans jamais être officiellement supprimées, ont progressivement disparu par simple désuétude. Aucune norme ecclésiastique n’a jamais précisé la forme exacte du voile. L’essentiel était d’entrer dans l’église la tête couverte. C’est pourquoi la majorité des populations chrétiennes utilisèrent simplement des châles, foulards, mantilles, chapeaux ou autres couvre-chefs. Seuls certains pays, notamment l’Espagne et l’Italie, développèrent des voiles spécifiques, plus élégants et réservés à cet usage, comme signe supplémentaire du respect dû à la maison de Dieu. En Italie, une coutume sociale se répandit même : le blanc pour les jeunes filles célibataires, le noir pour les femmes mariées ou veuves. De nombreuses femmes témoignent des bienfaits spirituels liés à cette pratique : le voile favorise le recueillement et aide à se souvenir que l’on se trouve dans un lieu sacré ; il constitue une forme discrète d’apostolat, rappelant la continuité de la Tradition de l’Église ; il encourage à progresser dans la modestie chrétienne et dans la cohérence de la tenue vestimentaire ; il contribue à la dignité et au caractère sacré des cérémonies religieuses, particulièrement dans les églises très fréquentées par les touristes. Terminons par celle qui demeure le modèle de toute femme chrétienne : la Très Sainte Vierge Marie. Dans l’iconographie chrétienne, elle est presque toujours représentée voilée. Elle est l’Arche de la Nouvelle Alliance, le Vase spirituel, la Mère du Verbe incarné. En portant le voile, la femme chrétienne imite Marie et affirme discrètement sa vocation propre, celle de gardienne et de transmettrice de la vie, sous le regard de Dieu. Le voile féminin à la messe : sens et histoire d'une tradition catholique : fsspx.news/fr/news/le-voile-…
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À l’occasion d’un sermon prononcé le dimanche de la Très Sainte Trinité à Écône, M. l’abbé Bernard de Lacoste, directeur du séminaire Saint-Pie X, a rappelé que le chrétien, temple de la Sainte Trinité par la grâce, doit honorer Dieu jusque dans sa tenue vestimentaire, particulièrement lors de la messe dominicale. Il faut bien comprendre que la messe est l'acte le plus grand qui puisse exister sur la terre. Quand on assiste à la messe, on assiste au renouvellement du sacrifice du Calvaire du Vendredi saint. C'est la deuxième Personne de la Sainte Trinité qui meurt sur la croix pour nous. On ne peut rien faire de plus grand que d'assister à ce renouvellement. C'est un acte d'une grandeur infinie. Voilà pourquoi notre comportement doit s'adapter à cette immensité, à cette infinité de l'acte auquel nous assistons. Ici à Écône, il y a tous les matins de la semaine une messe à six heures. Il y a des pères de famille admirables qui, avant le travail, viennent à cette messe en tenue de travail parce qu'immédiatement après ils vont à l'atelier. C'est tout à fait compréhensible. Mais le dimanche est différent. Le dimanche, on ne travaille pas à l'atelier. Le dimanche est le jour du Seigneur. Voilà pourquoi on s'habille avec un soin tout particulier. Si un employé de banque vient au travail en tee-shirt, jean et baskets, il sera mis dehors. Est-il acceptable qu'un homme vienne à la messe du dimanche dans cette tenue ? C'est une tenue qui ne convient pas à la maison de Dieu. Et cette règle vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Pour les femmes, cependant, une considération supplémentaire doit être formulée à partir de cette parole de Notre-Seigneur : « Celui qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. » Une femme qui s'habille légèrement, en montrant une partie de son corps, risque d'occasionner des péchés chez ceux qui la regardent. C'est l'homme qui commettra le péché, bien sûr, mais la femme portera une part de responsabilité. Un curé de paroisse disait un jour à ses paroissiennes : « Mesdames, votre tenue vestimentaire : en haut c'est trop bas et en bas c'est trop haut. » La petite Jacinthe de Fatima rapportait ces paroles de Notre-Dame : « Les péchés qui conduisent le plus d'âmes en enfer sont les péchés de la chair. Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. » Quand on lit la vie du Padre Pio, c'est impressionnant. Lui qui était d'une immense charité était sévère à l'égard des personnes mal habillées qui entraient dans l'église. Un jour, voyant une femme s'approcher du confessionnal avec une jupe trop courte, il lui dit simplement : « Dehors ! » Le saint Curé d'Ars agissait de même. Il ne supportait pas qu'on entre dans l'église avec une tenue négligée ou immodeste. Tous ces saints prêtres étaient sévères parce qu'ils aimaient Jésus-Christ. Cela les faisait souffrir de voir des manques de respect envers Notre-Seigneur. Bien sûr, il existe aussi des prêtres laxistes qui ne disent jamais rien. Mais nous avons pour modèles ces saints prêtres comme le Padre Pio et le Curé d'Ars. Il ne faudrait pas croire cependant que s'habiller avec modestie signifie s'habiller avec laideur. Au contraire. Dieu n'aime pas la laideur. Il n'aime pas non plus les vêtements ridicules. Il ne nous demande pas de nous habiller comme au XIXe siècle. Dieu aime la beauté, la pureté et l'élégance. Regardons la Sainte Vierge lorsqu'elle apparaît à Fatima, à Lourdes, à La Salette ou à Pontmain : une robe ravissante et très modeste. Marie cache son corps pour mieux nous montrer la beauté rayonnante de son âme. La femme impudique, au contraire, montre son corps et cache ainsi son âme. C'est très avilissant pour une personne humaine d'accorder plus d'importance à son corps qu'à son âme. À notre dernier jour, nous serons jugés non seulement pour nos propres actes, mais aussi pour ceux que nous aurons provoqués chez notre prochain. Celui qui donne le bon exemple sera récompensé pour le bien qu'il aura inspiré. Celui qui occasionne le péché devra rendre compte du mauvais exemple qu'il aura donné. La tenue vestimentaire n'est jamais moralement neutre : soit elle élève, soit elle abaisse ; soit elle ennoblit, soit elle avilit. Je voudrais vous donner un dernier conseil : avoir une grande dévotion envers la Sainte Vierge Marie. C'est elle qui nous apprend à bien nous habiller. Les personnes qui ont une profonde dévotion mariale s'habillent avec modestie, pureté et beauté. Pourquoi ? Parce qu'elle nous enseigne l'humilité. Elle nous apprend à ne pas nous braquer lorsque l'on nous fait une remarque, mais à être dociles. Elle nous apprend surtout l'amour du Bon Dieu. Elle nous enseigne aussi la liberté. Car, dans ce domaine, nous sommes parfois esclaves : esclaves de la mode, du regard des autres, de la publicité, des réseaux sociaux ou de notre propre vanité. La Sainte Vierge nous apprend à nous demander avant tout : « Qu'est-ce que Dieu va penser de moi ? » Voilà ce qui compte. Souvenons-nous donc que nous sommes les temples de la Sainte Trinité et que si nous sommes en état de grâce, vivent en nous le Père, le Fils et le Saint-Esprit. fsspx.news/fr/news/comment-s…
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Mgr Antonio Staglianò, nommé à la tête de l’Académie pontificale de théologie par le pape François le 6 août 2022, dirige cette institution vénérable du Vatican fondée en 1718 par le pape Clément XI afin de former des théologiens solides et de promouvoir l’étude de la théologie catholique. Dans une courte vidéo publiée le 18 mai et relayée sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Abolissons la religion, abolissons Dieu, abolissons le paradis. Qui dit cela ? Hum... John Lennon, dans la plus belle chanson du monde, Imagine, l’hymne à la paix, un hymne universel à la paix. A-t-il raison ou tort ? Moi, évêque de l’Église catholique, je vous dis : John Lennon a raison. » Conscient de la difficulté que représente, pour un évêque catholique, l’éloge d’une telle chanson, Mgr Staglianò en propose une interprétation. Selon lui, John Lennon ne condamnerait pas toute religion, mais seulement une religion « pour laquelle il faut tuer ou mourir ». Il évoque aussi bien le Valhalla des Vikings que l’extrémisme islamique ou encore ce qu’il appelle, de façon méprisante, le « paradis catholique des croisades ». L’Église a toujours enseigné que la foi ne peut être imposée par la force et que les violences commises injustement au nom de Dieu sont contraires à l’Évangile. Cependant, les propos de Mgr Staglianò vont bien au-delà de cette affirmation quand il déclare : « Moi aussi, comme John Lennon, je ne veux pas d’une religion pour laquelle je dois tuer ou mourir ; je ne veux pas d’un paradis pour lequel je dois tuer ou mourir ; je ne veux pas d’un Dieu pour lequel je dois tuer ou mourir. Et ne vous inquiétez pas : cela a été dit, avant John Lennon, il y a deux mille ans, par Jésus de Nazareth. » La Tradition catholique a toujours pourtant considéré le martyre comme le témoignage suprême rendu à la Vérité, qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Depuis les premiers siècles, l’Église vénère ceux qui ont préféré perdre leur vie plutôt que renier la vraie foi. Le Christ lui-même a donné l’exemple de ce témoignage lorsqu’il a accepté librement sa Passion et sa mort. De même, les Apôtres, les martyrs des premiers siècles et les innombrables chrétiens persécutés à travers l’histoire ont montré que les vérités de la foi méritent d’être défendues jusqu’au sacrifice de sa propre vie. Face à la multitude de réactions indignées émanant de laïcs comme de prêtres scandalisés, Mgr Staglianò, loin de se rétracter, a ironisé dans une nouvelle vidéo publiée le 22 mai : « Moi, un évêque hérétique ? C’est un luxe que je ne peux pas me permettre. Je suis évêque et, de plus, avec tout le respect dû, président de l’Académie pontificale de théologie ; je ne peux donc pas être un évêque hérétique. Si quelqu’un pense que je professe une hérésie, c’est qu’il a manifestement quelques confusions doctrinales dans la tête. En quoi serais-je hérétique ? En disant que l’on ne peut associer la violence et les châtiments au Saint Visage du Seigneur ? » L’autorité dans l’Église suffirait-elle donc à rendre infaillible et incapable d’hérésie celui qui l’exerce ? Un tel raisonnement satisfera peut-être certains partisans d’un volontarisme ecclésiologique coupé du réel, mais il convaincra difficilement les catholiques perplexes qui, catéchisme en main, constatent depuis Vatican II la rupture manifeste de nombreux hommes d’Église avec l’enseignement traditionnel. Mgr Staglianò s’était déjà attiré de vives critiques lorsqu’il participa, le 16 février 2024, à une rencontre à huis clos avec les dirigeants des principales obédiences de la franc-maçonnerie italienne. Organisée par le GRIS (Groupe de recherche et d’information socio-religieuse) à la Fondation Ambrosianeum de Milan, cette réunion réunissait notamment les grands maîtres des trois principales loges maçonniques du pays, aux côtés de plusieurs prélats catholiques, parmi lesquels l’archevêque de Milan, Mgr Mario Delpini, et le cardinal Francesco Coccopalmerio. fsspx.news/fr/news/mgr-stagl…
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À quelques semaines des sacres épiscopaux du 1er juillet à Écône, le numéro de mai 2026 du Courrier de Rome revient sur les questions doctrinales qui se trouvent au cœur des débats actuels. À travers deux études de l’abbé Jean-Michel Gleize, ce numéro répond aux objections formulées contre les futures consécrations épiscopales de la FSSPX et met en lumière les principes ecclésiologiques qui les justifient. Dans le premier article L’épiscopat à la croisée des chemins, l’auteur examine le postulat devenu central dans les milieux Ecclesia Dei selon lequel l’évêque recevrait, par son sacre lui-même, une orientation essentielle au gouvernement de l’Église. Cette thèse conduit ses défenseurs à considérer qu’une consécration épiscopale accomplie sans mandat pontifical constituerait nécessairement une atteinte à l’unité de l’Église. L’abbé Gleize entreprend de vérifier ce présupposé à la lumière de la théologie et du Magistère. En s’appuyant sur Dom Gréa, le cardinal Journet, le cardinal Billot ou encore l’abbé Victor-Alain Berto, il montre que la distinction traditionnelle entre pouvoir d’ordre et pouvoir de juridiction demeure fondamentale. Une formule de l’abbé Berto résume à elle seule toute l’argumentation : « il n’est certainement ni d’exigence ni même de convenance que quiconque a reçu le sacre reçoive une juridiction ». Cette étude met en évidence les faiblesses doctrinales des objections adressées aux sacres. Le second article, Quelle rupture ?, est consacré au récent ouvrage de l’abbé Albert Jaquemin sur Mgr Lefebvre et les sacres de 1988. L’intérêt de cette recension tient à ce qu’elle met au jour le véritable enjeu du différend entre Rome et Écône. Comme le reconnaît lui-même l’abbé Jaquemin, « le conflit ne porte pas principalement sur des questions disciplinaires ou liturgiques, mais sur le statut théologique de la Tradition » . À partir de ce constat, l’abbé Gleize examine deux conceptions opposées de la Tradition : l’une, héritée de Vatican I, qui voit dans le Magistère le gardien fidèle d’un dépôt révélé immuable ; l’autre, issue de la nouvelle ecclésiologie postconciliaire, qui présente la Tradition comme une réalité en constante évolution. L’auteur montre ainsi que la question des sacres ne peut être comprise indépendamment de cette opposition fondamentale. Il conclut en défendant l’action de Mgr Lefebvre comme un acte de fidélité à « la doctrine catholique éternelle et au Magistère de toujours ». Par-delà les polémiques du moment, ce numéro du Courrier de Rome offre une réflexion de fond et permet de mieux comprendre les principes doctrinaux invoqués par la FSSPX et les raisons profondes qui l’ont conduite à annoncer de nouvelles consécrations épiscopales. fsspx.news/fr/news/la-mouvan…
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Fête-Dieu dans les prieurés de la FSSPX en Allemagne. À travers les rues de plusieurs villes allemandes, de nombreux fidèles ont accompagné le Très Saint Sacrement dans la prière et le chant. Porté sous un dais, Notre-Seigneur a été honoré lors de processions solennelles, soutenues par une fanfare, une chorale et le chant grégorien. Moment particulièrement émouvant : les enfants, vêtus de leurs plus beaux habits, semaient des pétales de roses sur le passage du Saint-Sacrement. Les reposoirs richement décorés, ainsi que la présence des religieuses, ont contribué à faire de cette fête un magnifique témoignage public de la foi catholique. fsspx.de/de/news/wie-feiert-…
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Alors que l’assemblée plénière de la Cour de cassation examine la reconnaissance en France des filiations issues de GPA à l’étranger, les défenseurs de la famille traditionnelle s’inquiètent d’un nouveau contournement de la loi. Sous couvert de l’artifice juridique de « l’exequatur », la haute juridiction pourrait-elle s’apprêter à valider la marchandisation des corps et l'effacement délibéré de la maternité ? C’est un rendez-vous crucial pour l’avenir de l’institution familiale et du droit naturel et divin. Le 22 mai 2026, l’assemblée plénière de la Cour de cassation a examiné une affaire potentiellement explosive : la demande de reconnaissance par la France de deux jugements canadiens établissant la filiation de deux enfants nés par gestation pour autrui (GPA) au profit d’un couple d'hommes. Interdite sur le sol national au nom de l’indisponibilité du corps humain, la GPA subit pourtant les assauts répétés de minorités militantes qui exploitent les failles d'une législation affaiblie : difficile de défendre le droit naturel quand on en méprise les fondements divins. Pour imposer l'inacceptable, les « parents d'intention » usent désormais d’une arme juridique redoutable : la procédure d’exequatur. Ce mécanisme consiste à demander à un tribunal français de rendre exécutoire une décision étrangère. Une manœuvre dénoncée de longue date par le parquet et les gardiens du droit, qui y voient un véritable cheval de Troie. Saisi de ce dossier, le procureur général Rémy Heitz a pris position en préconisant la cassation de l'arrêt d'appel qui avait validé cette retranscription. Le haut magistrat rappelle avec force qu'octroyer l’exequatur reviendrait à bafouer l’interdiction absolue de la GPA en France en créant une situation juridiquement aberrante et inconnue de notre Code civil : l'existence de deux pères, niant de fait la réalité naturelle de la maternité. Derrière les paravents sémantiques de « l'intérêt supérieur de l'enfant » agités par les lobbys LGBT, se cache une réalité glaçante: la programmation délibérée d'orphelins de mère, vendus et achetés à l'étranger, que la justice française est sommée de régulariser. Alors que l'Église catholique rappelle inlassablement le caractère sacré de la filiation, le verdict attendu de l'assemblée plénière résonnera comme un choix de civilisation : le droit français protègera-t-il les plus faibles, ou capitulera-t-il devant le marché des berceaux ? Réponse le 3 juillet prochain, date à laquelle la Cour de cassation a prévu de rendre son arrêt. fsspx.news/fr/news/gestation…
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Le prochain consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV les 26, 27 et 29 juin 2026 se précise. Et avec lui se confirme une orientation déjà perceptible depuis le début du nouveau pontificat : la question liturgique, pourtant capitale dans la crise actuelle de l’Eglise, demeure tenue à distance. A sa place, les cardinaux seront invités à réfléchir à la situation internationale, à la paix, à la remise en cause de la doctrine traditionnelle de la « guerre juste » et à la poursuite du processus synodal. Le consistoire de janvier avait déjà constitué un premier signal. Les cardinaux avaient été invités à choisir deux thèmes prioritaires parmi les quatre proposés par le pape. La mission et la synodalité avaient été largement privilégiées, tandis que la liturgie et la réforme de la Curie avaient été reléguées au second plan. Un document du cardinal Arthur Roche, préfet du dicastère pour le Culte divin, avait d’ailleurs été remis aux cardinaux. Ce texte défendait fermement Traditionis custodes et présentait le Missel de Paul VI comme « l’unique expression de la lex orandi du rite romain ». Le Missel traditionnel n’y était envisagé que comme une concession temporaire, strictement encadrée, et non comme un droit fondé sur la Tradition liturgique de l’Eglise. Ce document avait le mérite de la clarté. Il montrait que, dans la pensée du dicastère romain chargé de la liturgie, la réforme postconciliaire n’est pas seulement une réforme disciplinaire : elle est considérée comme la traduction nécessaire de l’ecclésiologie de Vatican II. Depuis plusieurs mois, il était attendu que le cardinal Roche revienne devant les cardinaux avec une défense plus développée de Traditionis custodes. Le prochain consistoire semblait devoir fournir l’occasion d’un débat plus approfondi, notamment sur l’application des restrictions visant la messe traditionnelle. Il n’en sera rien. L’ordre du jour transmis aux cardinaux ne prévoit aucune session consacrée à la liturgie. Le rapport du préfet du Culte divin ne sera donc pas discuté officiellement. Ce silence est d’autant plus frappant que la question est brûlante : tensions autour de l’application de Traditionis custodes, divisions croissantes entre évêques et contexte très particulier des sacres épiscopaux annoncés par la FSSPX pour le 1er juillet, seulement deux jours après le consistoire. Le consistoire de juin évite donc la question liturgique. Peut-être par prudence. Peut-être par tactique. Peut-être par volonté de ne pas rouvrir un front trop sensible. Mais l’évitement ne constitue en aucun cas une solution. L’Eglise ne retrouvera pas la paix en contournant les sujets qui la meurtrissent le plus profondément. Elle ne la retrouvera pas non plus en dissolvant les questions doctrinales dans le langage de la synodalité, de l’écoute et de la réconciliation. La paix véritable suppose la vérité. Et dans le domaine liturgique, la vérité exige de reconnaître ce que la messe traditionnelle est réellement : non pas un vestige du passé, mais l’expression vivante de la Tradition catholique. En choisissant de débattre de la « guerre juste » plutôt que de la liturgie, le prochain consistoire donne l’image d’une Rome préoccupée par les grands équilibres du monde, mais hésitante devant la crise interne de l’Eglise. Mais tôt ou tard, le pontificat de Léon XIV devra affronter cette question : peut-il y avoir une véritable unité catholique tant que la liturgie traditionnelle, qui a sanctifié l’Eglise pendant des siècles, reste traitée comme une concession suspecte plutôt que comme un bien commun de toute l’Eglise ? fsspx.news/fr/news/consistoi…
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Dans une lettre pastorale publiée le 2 juin sur Pillars of Faith, Mgr Joseph Strickland alerte sur l’hémorragie spirituelle qui frappe notre époque : perte de la vérité, du sens du sacré et de l’innocence. Face à ce constat, il appelle les fidèles à revenir au Sacré-Cœur de Jésus, seul remède capable de guérir les blessures du monde. "L’hémorragie n’a pas commencé lorsque le mensonge est devenu courant. Elle a commencé lorsque les hommes ont cessé de reconnaître que la vérité vient de Dieu. L’hémorragie n’a pas commencé lorsque le sens du sacré a disparu de nos églises et de la vie publique. Elle a commencé lorsque nous avons oublié que nous vivons à chaque instant sous le regard du Dieu tout-puissant. La perte de l’innocence n’a pas commencé avec la révélation de grands scandales. Elle a commencé lorsqu’une culture a cessé d’honorer la pureté pour célébrer ce que les générations précédentes savaient être destructeur. Les terribles révélations concernant l’exploitation des personnes vulnérables — que ce soit dans les gouvernements, les industries, le monde du divertissement ou même au sein de l’Église — ne sont pas la maladie. Elles en sont les symptômes. Elles révèlent ce qui arrive lorsque le pouvoir est séparé de la vertu, lorsque le plaisir est séparé de la responsabilité et lorsque les hommes cessent de voir les autres comme des enfants de Dieu. Une civilisation peut survivre aux guerres. Elle peut survivre aux difficultés économiques. Elle peut survivre aux bouleversements politiques. Mais aucune civilisation ne peut durer longtemps lorsqu’elle ne protège plus ses enfants. Aucune société ne peut rester saine lorsque l’innocence devient une réalité à exploiter plutôt qu’à défendre. Et aucune nation ne peut demeurer libre lorsqu’elle perd les fondements moraux sur lesquels repose sa liberté. Nous en voyons les conséquences tout autour de nous." "Mes chers amis, je crois que nous sommes à un moment décisif. Continuerons-nous à nous éloigner toujours davantage de la source de la vie ? Ou reviendrons-nous ? Reviendrons-nous à la prière ? Reviendrons-nous aux sacrements ? Reviendrons-nous au sens du sacré ? Reviendrons-nous à la vérité ? Reviendrons-nous au Sacré-Cœur avant d’avoir perdu ce qui reste de notre foi, de notre courage, de notre innocence et de notre charité ? Je crois qu’il reste des raisons d’espérer. Non pas à cause des gouvernements. Non pas à cause des institutions. Non pas à cause du pouvoir de ce monde. Mais parce que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. Le Cœur qui a vaincu la mort règne encore. Le Sang qui a racheté le monde n’a rien perdu de sa puissance. La miséricorde qui a relevé les saints de leur péché continue de couler. Et si nous revenons à lui avec des cœurs humbles et repentants, le divin Médecin pourra encore guérir ce que nous avons blessé, restaurer ce que nous avons perdu et renouveler ce qui semble irrémédiablement perdu. Que le Sacré-Cœur de Jésus ait pitié de nous. Qu’il arrête cette hémorragie. Qu’il restaure en nous la vision surnaturelle. Et qu’il nous apprenne à vivre de nouveau, non pas seulement pour ce monde, mais pour le Royaume qui n’aura pas de fin." fsspx.news/fr/news/nous-nous…
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Malgré trois enquêtes, Rome n’a jamais démontré que Mgr Lefebvre se trompait dans sa compréhension de la notion de Tradition. Non seulement les deux visites apostoliques (1974 et 1987) n’ont identifié aucune hérésie ni aucune erreur doctrinale de sa part, mais elles ont même loué l’œuvre accomplie par la FSSPX — particulièrement la seconde visite. Quant aux réunions de 1975, elles se terminèrent par une simple décision disciplinaire sans apporter la moindre preuve d’une prétendue fausse notion de la Tradition. Comment, dès lors, le pape Jean-Paul II a-t-il pu affirmer : « La racine de cet acte schismatique peut être discernée dans une notion incomplète et contradictoire de la Tradition » ? La réponse à cette question est capitale : la notion incomplète et contradictoire de la Tradition se trouvait en réalité du côté de Vatican II et du Magistère qui l’a suivi, lesquels ont cherché à faire évoluer la Tradition — qui n’est rien d’autre que la transmission de la Révélation immuable — afin de l’adapter à l’esprit libéral des temps modernes. Cette conception d’une Tradition évolutive, conception moderniste dénoncée et condamnée à maintes reprises par le Magistère antérieur à Vatican II, était clairement incompatible avec la compréhension catholique de la Tradition immuable. Jean-Paul II a donc jugé la foi et les actes de Mgr Lefebvre à partir d’un point de vue purement moderniste, ce qui a conduit à une inversion complète de l’accusation. La vérité est que Mgr Lefebvre est demeuré fidèle à la Tradition catholique. Voilà pourquoi les visites apostoliques de 1974 et de 1987 n’ont rien trouvé de répréhensible dans la FSSPX. Voilà aussi pourquoi Rome ne pouvait le juger selon les normes habituelles du droit canonique. Un procès public en 1975 aurait probablement mis en évidence, devant tous, que la Rome conciliaire avait rompu avec la foi immuable de l’Église. Le seul moyen restant pour faire taire cette Tradition fut alors l’usage — ou plutôt l’abus — de sanctions juridiques destinées à « étiqueter » l’archevêque et sa Fraternité. C’est ainsi que lui-même et les quatre évêques consacrés le 30 juin 1988 furent déclarés « excommuniés » et « schismatiques », stigmatisant ainsi cette œuvre de formation sacerdotale que le cardinal Gagnon avait pourtant qualifiée de « si merveilleusement accomplie ». La Rome conciliaire recourra-t-elle de nouveau à ces simples sanctions nominales et à ces étiquettes contre la FSSPX le 1er juillet 2026 ? Étant donné son incapacité à démontrer que cette Fraternité se trompe quant à la foi et aux fruits spirituels de son œuvre, elle ferait peut-être bien de relire les paroles que Gamaliel adressait au Sanhédrin lorsqu’il voulait emprisonner les Apôtres : « Et maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les aller ; car si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira d’elle-même ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire ; prenez garde de peur de vous trouver en guerre contre Dieu lui-même. » (Actes 5, 38-39) fsspx.news/fr/news/le-princi…
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Selon kath.net, le Vatican déclarerait la FSSPX excommuniée et schismatique, après les sacres épiscopaux qui auront lieu le 1er juillet prochain à Écône (Suisse). Le site germanophone rapporte les propos du journaliste italien Nico Spuntoni à la vaticaniste américaine Diane Montagna : « Des sources bien informées m’ont confirmé que le Dicastère pour la doctrine de la foi se prépare déjà à un schisme après les nouvelles consécrations épiscopales. » Et selon les mêmes sources, Nico Spuntoni affirme que le dicastère du cardinal Víctor Manuel Fernández envisage d’apporter « un soutien pastoral aux membres du clergé appartenant à la Fraternité qui ne souhaitent pas y rester, après une nouvelle rupture avec Rome ». Cela fait penser à la Commission pontificale Ecclesia Dei, structure conçue par Rome pour accueillir les prêtres qui refusèrent les sacres de 1988, avec le succès qu’on sait ! Cette commission a été intégrée à la Congrégation pour la doctrine de la foi en 2009, puis dissoute purement et simplement en 2019, en sorte que les communautés ex-Ecclesia Dei se trouvent soumises au bon vouloir des évêques. C’est ainsi que la Fraternité Saint-Pierre a été brutalement remerciée en 2024 par Mgr Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon. Au sujet de cette éventuelle excommunication, il est utile de se reporter à l’avis du P. Jaime Mercant Simó, canoniste espagnol, déclarant le 21 février dernier qu’il n’y aurait « ni schisme, ni péché » du fait des sacres d’Écône. Dans la même ligne, le site américain Rorate Cœli publie, le 6 mai, le jugement d’un chanoine de Shaftestbury, dont on comprend qu’il tient à préserver son anonymat en ces temps agités. Ce canoniste anglophone n’hésite pas à publier « une défense canonique, théologique et pastorale contre l’excommunication envisagée de la FSSPX ». Selon lui, une excommunication, « si elle était imposée, ne serait ni canoniquement sensée, ni théologiquement cohérente, ni pastoralement opportune. En s’appuyant sur la tradition juridique de l’Église, les précédents historiques et les impératifs pastoraux constamment invoqués par les pontificats récents, on peut soutenir que l’excommunication envisagée serait arbitraire, incohérente et contre-productive pour l’unité et la mission de l’Église catholique. » Et de signaler : « Depuis des années, la Fraternité cherche une régularisation et une solution négociées à la question de la succession épiscopale. L’incapacité apparente du Vatican à rencontrer la Fraternité, tout en étendant l’accueil réservé à des groupes doctrinalement bien plus hétérodoxes, révèle un “deux poids, deux mesures” troublant qui mine la crédibilité de l’autorité disciplinaire de Rome et envoie un message néfaste aux fidèles attachés à la tradition de l’Église. » Le canoniste souligne que ce projet d’excommunication manifesterait un triple échec, car : « 1. Canoniquement, l’état de nécessité, l’absence d’intention schismatique et l’interprétation stricte du droit militent contre la sanction. « 2. Théologiquement, la différence de traitement entre les catholiques fidèles à la doctrine et les hétérodoxes révèle une incohérence ecclésiologique. « 3. Pastoralement, la sanction abandonnerait des communautés vivantes à une marginalisation injuste, alors que des solutions pacifiques existent. » Et de plaider en faveur d’une solution pacifique : « La FSSPX répète depuis des années que l’Église traverse une crise de la foi, de la liturgie et de son identité même. La réponse du Saint-Siège aux consécrations prévues risque de confirmer ce diagnostic : lorsque ceux qui défendent la tradition sont traités en ennemis, et ceux qui la contredisent sont considérés comme des partenaires, c’est qu’un désordre s’est installé. Le remède n’est pas le marteau de la loi, mais la main tendue du dialogue, de la miséricorde et d’une application vraiment pastorale du droit canonique que l’Église conserve pour le bien de tous ses fidèles. » Cet avis sera-t-il entendu à Rome ? L’avenir, qui appartient à Dieu, le dira. fsspx.news/fr/news/avis-dun-…

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« Le résultat permet de découvrir une Fraternité très différente de la caricature souvent présentée par ses détracteurs. On n’y trouve ni discours agressifs ni règlements de comptes. Il n’y a pas non plus de volonté polémique. Ce que le documentaire montre, ce sont des jeunes soucieux de répondre à une vocation, des prêtres qui parlent avec naturel des sacrements et une communauté dont la raison d’être reste la formation sacerdotale et le service des âmes. » « Après ce premier épisode, on a l’impression d’être devant l’une des productions audiovisuelles catholiques les plus abouties de ces dernières années. Non seulement pour son niveau technique, qui est surprenant, mais parce qu’elle démontre que l’Église et ses différents charismes peuvent raconter leur propre réalité avec les codes visuels contemporains sans renoncer à leur identité. Traditio ouvre une fenêtre sur les séminaires de la Fraternité et le fait à travers la beauté, un langage qui explique peut-être pourquoi tant de vocations continuent de naître à Écône, La Reja, Dillwyn ou Zaitzkofen. » Un article d'Infovaticana revient sur le premier épisode du film TRADITIO paru hier sur la chaîne You tube de FSSPX Actualités infovaticana.com/fr/2026/06/…
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