Le dernier rapport de l’OCDE le confirme : depuis près de vingt ans, les entreprises chinoises bénéficient de subventions publiques massives, atteignant en moyenne plus de 3 % de leur chiffre d’affaires.
Lorsque certains acteurs soutiennent massivement leurs industries tandis que d’autres ouvrent largement leurs marchés, la concurrence cesse d’être équitable. L’acier en est l’exemple le plus frappant.
L’acier, c’est l’industrie des industries : nos voitures, nos infrastructures, notre défense, notre transition énergétique.
Face aux surcapacités mondiales et aux pratiques déloyales, l’Europe doit protéger ses intérêts.
Dès février 2025, en tant que ministre de l’Industrie, j’ai lancé avec mes homologues européens une Alliance de l’industrie lourde pour demander des mesures plus rapides et plus fortes en faveur de l’acier et de la chimie.
Avec 11 États membres, nous avons porté une conviction simple : sans protection, il n’y aura ni investissement, ni compétitivité, ni transition écologique.
Quotas plus stricts, taxes au-delà de ces quotas, mécanisme carbone aux frontières, préférence européenne : nous assumons une réponse forte.
Et cela fonctionne : comme nous le voyons avec cette 9e édition de Choose France, voulue par le Président de la République Emmanuel Macron, la France attire des investissements industriels majeurs. À Fos-sur-Mer, Marcegaglia confirme 600 millions d’euros supplémentaires pour construire une aciérie électrique de pointe, portant son engagement total sur le site à 1,2 milliard d’euros.
Produire en Europe n’est pas un repli. C’est une condition de notre souveraineté et de nos emplois industriels.
A l’heure ou certains brandissent le protectionnisme franco-français, il est urgent d’apporter une réponse européenne forte pour developper, encourager et favoriser l’innovation de notre industrie.
En savoir plus, voici l’article :
lesechos.fr/monde/enjeux-int…