Voici les conséquences directes, selon moi, de la politique économique de nos gouvernants.
Aujourd'hui, vous pouvez voir dans le centre-ville de Belfort un centre commercial complètement vide, abandonné. C'est assez déroutant de constater qu'il est désormais possible de faire de l'urbex dans des centres-villes de villes moyennes, voire de grandes villes. À un moment donné, quand des lieux qui étaient censés être des moteurs de l'activité économique ressemblent à des décors post-apocalyptiques, c'est qu'il y a quand même quelque chose qui ne tourne plus rond.
De toute façon, les chiffres parlent d'eux-mêmes. 70 000 faillites sur 12 mois glissants, ce n'est pas anodin. Il y a des choses qui sont en train de se passer. Je ne sais pas vous, mais j'ai cette sensation que personne n'en parle vraiment. Tout cela se fait de manière assez silencieuse. L'économie se contracte, la consommation n'est pas là, les commerçants souffrent, les entreprises ferment, les gens se plaignent, mais le sujet semble toujours relégué au second plan.
Ce qui m'interpelle surtout, c'est la voracité avec laquelle le système nous annonce régulièrement de nouvelles mauvaises nouvelles pour nos finances. Une hausse ici, une taxe là, une contrainte supplémentaire, un prélèvement de plus. À chaque fois, on demande un effort supplémentaire à ceux qui produisent, qui investissent ou qui consomment.
Jusqu'où peut tenir une telle folie ? C'est une vraie question.
Finalement, les Français sont assez dociles de manière générale. Je sais que certains d'entre vous sont rebelles dans l'âme, mais dans la masse, ça ne bouge pas vraiment. Les individus râlent, s'énervent, pestent contre la situation, mais ils acceptent tout de même. Et c'est peut-être cela qui est le plus surprenant : malgré l'accumulation des difficultés, malgré le sentiment de déclassement que beaucoup expriment, le système continue d'avancer parce que, au fond, la majorité finit toujours par composer avec ce qu'on lui impose.