Alfred Brendel
C’est une douleur sourde et profonde.
Une époque qui s’efface…
Toute une pensée, une manière rare d’habiter le monde.
Je n’ose montrer les photos que nous avons partagées.
Sa musique demeure,
et son esprit et sa malice rayonnent —
cela suffit.
Il aimait le chocolat, avec la tendresse d’un enfant. Un jour, il m’a offert la cadence du 23e de Mozart,
Écrite de sa propre main.
Un geste pur, infiniment précieux.
Un chagrin mêlé de gratitude.
Car cet héritage, si délicat, si vivant —
nous ne devons jamais le laisser s’éteindre, garder la conscience vive
des grands qui passent,
et doucement s’effacent.
Présences rares.
Disparitions immenses.
Mémoire précieuse.
Un Schubert unique, une âme unique.