⚠️ ATTENTION. Le FCFA sera dévalué si la France active sa garantie.
Ce que beaucoup applaudissent comme une solution serait en réalité notre humiliation économique.
En janvier 1994, dans une crise comparable à celle d’aujourd’hui, la France n’a PAS activé sa garantie de convertibilité du FCFA. Elle a fait pire. Elle a imposé une dévaluation de 50% en une seule nuit. Du jour au lendemain, le pouvoir d’achat externe de toute la zone franc a été divisé par deux. L’épargne des classes moyennes africaines a fondu. Les dettes en devises ont mécaniquement doublé.
Et aujourd’hui, en 2026, quand notre dette atteint 132% du PIB selon le FMI, quand le service de la dette absorbera 5 500 milliards FCFA en 2026, certains des plus brillants esprits africains nous proposent de demander à Paris d’activer cette même garantie.
Mon très cher Dr. Ndongo Samba Sylla, pour qui j’ai le plus grand respect intellectuel, est tombé dans ce piège. Il faut le dire avec fermeté.
“Réclamer cette activation, c’est offrir à la France le prétexte parfait pour rejouer 1994. Une dévaluation de 30% transformerait nos 42 milliards de dollars de dette en équivalent de plus de 4080 milliards FCFA au moins. La crise actuelle deviendrait une catastrophe historique.”
Le piège est technique.
Le piège est juridique.
Le piège est politique.
La garantie française couvre la conversion FCFA vers euro, pas le remboursement de nos Eurobonds en dollars. Activer ce mécanisme ne soulagerait rien et ouvrirait la voie à la dévaluation comme alternative imposée.
Dans ma tribune publiée ce jour, je propose la seule sortie compatible avec la doctrine de souveraineté Diomaye-Sonko.
Quatre piliers. Aucune mendicité. Pas de sauveur français.
Le Sénégal ne quémande pas un sauvetage. Il construit son émancipation.
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Auteur du post : Abdoul Kambane DIEDHIOU
Fonction affichée : Président A&A & Consultant Senior | Oil & Gas…