Et nous adressons également un message clair aux gouvernements occidentaux.
Cessez de choisir à notre place ceux qui seraient censés nous représenter.
Cessez de fabriquer des oppositions artificielles.
Cessez de promouvoir des organisations rejetées par le peuple iranien.
Dans quel pays démocratique accepterait-on qu'une opposition soit désignée depuis l'étranger ?
Viendrait-il à l'idée de quiconque de présenter les candidats tolérés par le Kremlin comme la véritable opposition russe ?
Viendrait-il à l'idée de quiconque de leur attribuer des prix internationaux pour ensuite prétendre qu'ils représentent le peuple russe ?
Alors pourquoi imposer aux Iraniens ce que l'on n'accepterait pour aucun autre peuple ?
La voix de l'Iran est en Iran.
Elle est dans les prisons ,
dans les universités, dans les rues, dans les usines.
Elle est dans les rues de Téhéran, de Chiraz, d'Ispahan, de Tabriz, d'Ahvaz et de Zahedan.
Elle est chez les mères qui pleurent leurs enfants assassinés.
Elle est chez les jeunes qui continuent de risquer leur vie pour la liberté.
Mais ne nous y trompons pas.
Le combat du peuple iranien n'est pas seulement le combat d'une nation pour sa liberté.
Il est devenu l'un des grands combats de notre temps.
Car se battre pour un Iran libre, ce n'est pas seulement se battre pour les Iraniens.
C'est se battre pour un Moyen-Orient apaisé.
C'est se battre pour que les richesses d'une grande nation servent enfin son peuple au lieu d'alimenter les conflits, les milices et les guerres par procuration.
C'est se battre pour que les enfants de la région grandissent dans l'espoir plutôt que dans la peur.
C'est se battre contre ce que nous considérons comme l'un des principaux soutiens étatiques du terrorisme international.
C'est se battre contre les réseaux criminels qui prospèrent dans l'ombre de ce système, qu'il s'agisse du trafic de stupéfiants, du trafic d'êtres humains ou des circuits financiers qui alimentent l'instabilité.
C'est se battre pour la sécurité des peuples du Moyen-Orient.
C'est se battre pour la sécurité des peuples européens.
C'est se battre pour que les démocraties cessent de subir les conséquences de l'expansion de l'islamisme politique.
Lorsque les Iraniens réclament la liberté, ils ne défendent pas seulement leur avenir.
Ils défendent une vision du monde fondée sur la souveraineté des peuples, la démocratie, l'État de droit, les droits humains et la paix.
Voilà pourquoi notre combat dépasse les frontières de l'Iran.
Voilà pourquoi il concerne chaque homme et chaque femme attachés à la liberté.
Aujourd'hui, depuis la France, nous demandons simplement que cette voix soit entendue.
Souvenez-vous.
Souvenez-vous de la Résistance française.
Souvenez-vous de ceux qui ont refusé la soumission.
Souvenez-vous de ceux qui sont morts pour la liberté.
Souvenez-vous des milliers d'Iraniens tombés pour que vive leur nation.
Ne détournez pas le regard.
Ne restez pas neutres.
Comme l'a dit Elie Wiesel :
« La neutralité aide l'oppresseur, jamais la victime. »
Alors aujourd'hui, nous vous lançons un appel simple.
Souvenez-vous.
Soutenez-nous.
Soutenez le peuple iranien.
Soutenez sa liberté.
Soutenez son droit à choisir son destin.
Et ensemble, faisons en sorte que bientôt, comme la France hier, l'Iran retrouve enfin sa liberté.
Vive l'Iran libre.
Vive l'amitié entre les peuples
Et vive la liberté.
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