Ils ont envahi le plateau de Radio Nova. Pas pour débattre, pas pour argumenter. Juste pour faire du bruit, pour hurler à l’antisémitisme parce qu’Akim Omiri a osé parler de personnalité juive. Le collectif des ouins-ouins pathétiques, zéro argument, zéro nuance, uniquement du buzz. Leur logique ? Dès qu’on touche à un Juif, même pour des faits précis et documentés, c’est antisémite. Peu importe le fond. Peu importe les victimes. Peu importe la justice. Le simple fait de nommer est devenu un crime.
Cette accusation d’antisémitisme, Israël l’utilise comme une arme de guerre depuis des décennies. Un bouclier rhétorique pour justifier l’injustifiable : l’annexion, les bombes, le blocus, et jusqu’au génocide des Palestiniens. Un outil de déshumanisation si puissant qu’il permet de tuer 20 000 enfants sans que le monde ne bronche. Mais ce collectif, lui, ne sait même pas s’en servir. Il balance l’insulte sans réfléchir, sans comprendre que cette arme, quand on la braque n’importe comment, finit par se retourner contre ceux qui la manient.
En France, l'islamophobie sévit à longueur de plateau. On peut y déconstruire l'islam, stigmatiser les musulmans, sans que cela n'émeuve grand monde. Mais qu'on évoque une personnalité juive, sans même parler de sa religion, parfois pour des faits criminels graves, et c'est la levée de boucliers immédiate. Le problème, c'est que certains instrumentalisent l'accusation d'antisémitisme pour protéger des individus, quelles que soient les preuves. Cette posture, souvent aveugle, finit par desservir la cause qu'elle prétend défendre. Et le pire, c'est qu'elle est parfois sincère, enfermée dans un réflexe victimaire déconnecté des faits.
Akim, lui, a fait un débrief. Moi, je ne l’aurais pas fait. Leur donner de l’attention, c’est leur faire un cadeau. Mais c’est fait, et c’est extrêmement bien fait. Et ce passage sur « les routes à Beyrouth, Ruth », je l’avais adoré la première fois, je l’adore encore plus maintenant, sachant que certains le prennent pour une preuve d’antisémitisme. Rien que ça, ça en dit long sur l’absence d’humour, de recul, d’intelligence et surtout, de cette liberté de rire à géométrie variable.
Alors merci à
@AkimOmiri. Et aux ouins-ouins, continuez à pleurer. Vous êtes les meilleurs alliés de ceux qui vident l’antisémitisme de son sens. Pendant ce temps, les vrais combats, eux, attendent.