#RDC La coalition C64 réclame une enquête internationale après la « répression brutale » de son sit-in du 12 juin et la restitution des corps présumés soustraits des voies publiques par les forces de l’ordre |
La Coalition Article 64 pour la Défense de l’Ordre Constitutionnel (C64) a exigé dimanche l’ouverture d’une enquête internationale « indépendante, impartiale et crédible » après ce qu’elle qualifie de « répression brutale, injustifiée et disproportionnée » de son sit-in pacifique du 12 juin sur l’esplanade du Palais du Peuple.
Dans un communiqué, la C64 accuse la Police nationale congolaise et les « Forces du Progrès », milice affiliée à l’UDPS, d’avoir exercé des violences contre les manifestants, portant « une atteinte grave à la sécurité et à l’intégrité physique » de plusieurs de ses dirigeants et militants. Elle dénonce un « climat de violence politique » et réclame la restitution des corps qui auraient été « soustraits des voies publiques » par les forces de sécurité.
La coalition estime que les arrestations, violences et intimidations constituent des « violations graves et répétées » de la Constitution et des obligations internationales de la RDC. Elle met en garde le Sénat contre toute tentative de « contourner les limites fixées par la Constitution en matière de révision constitutionnelle ».
La C64 a annoncé une réunion d’évaluation le 16 juin pour rendre publiques ses conclusions et la suite de son calendrier d’actions. Elle réaffirme sa « détermination à faire échec à toute tentative » du président Félix Tshisekedi « de remettre en cause la Constitution » et appelle à la mobilisation générale, en vertu de l’article 64.