Bruno Retailleau ou "le fer de lance de la NED - Nouvelle extrême-droite"
On le voit partout, coqueluche des plateaux réactionnaires, chef scout illégitime perdu dans un gouvernement démissionnaire transformé en crypte, un bénitier ambulant qui rêve d’une France monochrome, parfumée à l’encens, où manifester serait un délit, et où lever un drapeau palestinien sur une mairie vous vaudrait l’Inquisition version gendarmerie.
Son dernier numéro ?
-Expliquer que les cortèges des 10 et 18 septembre 2025 ne sont pas des manifestations pacifiques, mais des tentatives de putsch en tong et, bien-sûr, minimiser leur ampleur en demandant aux chaînes complaisantes de ne filmer que les poubelles en feu..
- Demander à la police de gazer les citoyens qui chantent « On lâche rien » avec des poussettes et des pancartes en carton, histoire de leur passer le goût .
- Et trouver normal d’interdire un joli drapeau quadricolore palestinien, parce qu’un drapeau, voyez-vous, ça mettrait en péril la civilisation occidentale.
Bref, Retailleau, c’est le pompier pyromane de la République :
il balance de l’huile sur le feu avec la conviction d’un enfant de chœur qui aurait confondu le bénitier avec une cuve de napalm.
Et il n’est pas seul.
Il s’est trouvé des camarades de catéchisme autoritaire dans ce que j’appelle la “nouvelle extrême-droite en gants blancs”.
Une Ligue de Vertus qui regroupe en son sein :
- Aurore Bergé, surnomée si justement "la Folle de l'Assemblée", qui rêve d’un féminisme avec notice fournie par le RN, son allié,
- Manuel Valls, exilé permanent qui continue de donner des leçons de République depuis l’ombre d’un aéroport,
- Darmanin, toujours prêt à inventer une nouvelle loi pour criminaliser la contestation — sauf quand elle vient de la police,
- Bayrou, le centriste déchu qui finit toujours par s’asseoir à l'extrême-droite droite, mais avec une chaise pliante pour faire croire qu’il est indépendant.
Ensemble, ils forment les “Faux Républicains”, un club fermé où l’on cite la Déclaration des Droits de l’Homme uniquement pour mieux la déchirer derrière la nappe en dentelle.
Retailleau, dans cette troupe, c’est le chef de chœur.
Son programme ? Trois commandements gravés dans la pierre :
"Dieu, famille, interdits".
Et une devise : « Tout ce qui bouge doit être puni, tout ce qui conteste doit être gazé, et tout ce qui respire doit prouver qu’il aime la France… mais version carte postale des années 50. »
Bruno Retailleau ne fait pas de politique, il fait du catéchisme martial. Il voudrait une République expurgée de toute diversité, de toute lutte sociale,où les débats se règlent à coup de LBD et d’aspersions de gaz lacrymo. Son rêve ultime ?Un pays figé dans l’embaumement : “Travail, Famille, Fermeture d'esprit ".
(Marc Arnaud)
#GouvernementLecornu