« Tu sais ce qui me trouble chez toi ?
Ce n’est pas ta beauté. Même si elle est là.
Ce n’est pas ton intelligence. Elle saute aux yeux dès les premières minutes. C’est ton regard…
Parce qu’il donne l’impression que tu as déjà tout vu. Les beaux parleurs. Les charmeurs. Les promesses. Les scénarios qui commencent bien et finissent mal.
Et malgré ça, tu continues à rire. Tu continues à t’émerveiller devant une chanson, un livre, un souvenir, un coucher de soleil sur la mer de ton enfance.
Tu fais semblant d’être plus dure que tu ne l’es. Tu te réfugies derrière l’humour, derrière les piques, derrière ce fameux “mouais” que tu dégaines dès que quelqu’un s’approche un peu trop.
Mais je ne crois pas que tu sois devenue exigeante avec l’âge. Je crois que tu es devenue précieuse avec ton temps.
Et ce n’est pas la même chose. Tu ne cherches plus quelqu’un pour remplir un vide. Tu cherches quelqu’un qui mérite une place dans une vie déjà remplie.
Et c’est sans doute pour ça que tu es difficile à conquérir. Parce que la compétition n’est pas contre les autres hommes.
La compétition est contre ta paix intérieure.
Et franchement ? Je comprends pourquoi elle gagne souvent. »