Le Sénat vient d’adopter la proposition de loi sur le métier d’infirmier.
C’est bien plus qu’un texte adopté : c’est un cap politique, une vision affirmée du soin, et une étape fondatrice pour refonder l’un des métiers très engagés, très attendus du quotidien des Français.
Ce texte trace une voie claire : celle d’un métier infirmier reconnu dans toute sa diversité, sa technicité, sa capacité d’initiative et de coordination, en lien étroit avec l’ensemble de la communauté médicale et soignante. À l’hôpital, en ville, dans les établissements médico-sociaux, en santé scolaire etc les infirmiers et infirmières sont un socle indispensable de notre système de santé. Il était temps que la loi le dise clairement !
Cette réforme du métier est une première brique. Elle appelle, dès demain, une refonte en profondeur de la formation initiale et de grandes avancées sur la formation continue, pour permettre à la profession de se projeter, d’évoluer, de prendre toute sa place dans l’organisation collective des soins.
Je remercie chaleureusement Nicole Dubré-Chirat et Frédéric Valletoux pour leur détermination et leur constance dans la construction de ce texte.
Merci également à Jean Sol, Anne-Sophie Romagny et à la Commission des Affaires sociales du Sénat pour leur engagement lucide et exigeant.
Ce vote transpartisan honore les infirmières et les infirmiers de France.
Il engage l’avenir d’une profession qui porte, avec les autres acteurs du soin, une ambition commune : celle d’un système de santé plus accessible, plus fluide, plus humain.