Samuel Paty doit entrer au Panthéon.
Non pas parce quâil a Ă©tĂ© victime comme trop de nos concitoyens du terrorisme islamiste.
Mais parce quâil incarnait ce que la RĂ©publique a de plus exigeant : transmettre, malgrĂ© la peur, les principes qui nous tiennent debout.
Quand lâHistoire racontera Samuel Paty, elle devra raconter aussi le contexte de notre Ă©poque : celui dâidĂ©aux attaquĂ©s et de valeurs contestĂ©es par un islam radical qui fait du terrorisme son arme et de lâintimidation son terrain.
Samuel Paty enseignait la laĂŻcitĂ©, la libertĂ© dâexpression, la libertĂ© de la presse.
Et il le faisait Ă un moment oĂč enseigner tout cela Ă©tait dĂ©jĂ devenu un acte de courage.
Câest ce que nous demandons aujourdâhui Ă tant de serviteurs de la RĂ©publique : ĂȘtre en premiĂšre ligne dans la bataille des consciences qui se joue dans nos salles de classe, sur internet, dans nos lieux publics, ou loin des regards.
PanthĂ©oniser Samuel Paty, câest dire Ă tous ceux qui refusent le renoncement quâils ne sont pas seuls :
aux enseignants qui doivent encore expliquer que la Shoah a existé,
aux infirmiÚres qui refusent les pressions communautaires ou les mutilations infligées aux femmes,
aux policiers, magistrats, élus, qui continuent de faire respecter les lois de la République malgré les menaces.
Ă tous ceux qui auraient pu cĂ©der, mais qui choisissent chaque jour de vivre selon leurs valeurs et celles de la France, mĂȘme lorsque cela leur coĂ»te.
Ils sont lâĂąme de notre RĂ©publique.
Ils doivent aussi devenir notre fierté.