« La situation est critique. Nous assistons à un véritable braquage administratif, sans doute l’un des plus flagrants de l’histoire de notre sport. Ce combat dépasse largement le cadre du terrain : il s’agit de défendre l’honneur de nos joueurs, l’intégrité du football africain, ainsi que celle de nos 18 supporters, victimes d’un chantage diplomatique injustifiable. »
Maintenant, remettons les choses dans leur contexte. Cette déclaration vient d’un président de fédération qui est lui-même soupçonné de corruption dans la manière dont il a obtenu son poste. On parle de vidéos, de preuves matérielles, et même d’un vote sorti de nulle part lors du dépouillement de son élection.
Et aujourd’hui, ce même président se permet d’attaquer ouvertement un pays. Là, on sort clairement du cadre du football. Ce n’est plus du sport, c’est une prise de position politique. Or, il n’est ni diplomate, ni chef d’État. Il représente une fédération, rien de plus.
Pire encore, il en vient à cautionner la violence. Celle de supporters qui ont attaqué des stadiers, images et preuves à l’appui. Et dans le même temps, il se permet de remettre en cause une décision de justice simplement parce qu’elle ne va pas dans son sens.
Le plus inquiétant, c’est le message derrière ses propos : un pays devrait laisser passer des violences sur son territoire sans réagir ? Sérieusement ?
Parce que dans ce cas, il faudrait aussi parler de ce qui s’est passé après la finale. Des Marocains agressés dans un café. D’autres obligés de rester enfermés chez eux pendant plusieurs jours, sans protection.
À un moment, il faut être cohérent. Mais au fond, que peut-on attendre d’une personne déjà soupçonnée de corruption ?