LA VACUITÉ de la « polémique » en Occident sur le refus du nouveau leader de facto de la Syrie Ahmed al Chareh de serrer la main de la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock me laisse pantois.
Le fait qu'un dirigeant islamiste, qui plus est ancien djihadiste officiellement repenti, refuse de toucher le corps d'une femme avec laquelle il n'est ni lié par la famille ni par le mariage, est tout sauf une surprise selon l'interprétation rigoriste des textes coraniques qui est la sienne. En réalité, c'est le contraire qui eût été étonnant.
Si seulement cette polémique à trois francs six sous, qui n'est pas au niveau des enjeux sur place, pouvait nous permettre d'évoquer les « vrais» sujets qui importent en
#Syrie, notamment la question de la levée des sanctions économiques occidentales qui asphyxient le pays et sa population en échange du respect par les nouvelles autorités des points suivants :
- l'application de l'État de droit et de l'établissement d'une Constitution qui ne soit pas régie pas la charia.
- la garantie d'une égalité parfaite entre tous les citoyens syriens, quels que soient leur sexe, leur religion ou leur ethnie.
- le maintien de l'intégrité territoriale de la Syrie.