De mieux en mieux...
Pendant que nous documentions le double standard religieux de Philippe Bouyssou, un autre dossier a émergé sur le maire communiste d'Ivry.
Le voilà dans ses autres occupations.
Bouyssou a jumelé Ivry-sur-Seine avec Mejik, un camp du Polisario situé en Algérie. Il a effectué plusieurs voyages à Tindouf, dans les camps contrôlés par l'Algérie, aux côtés de délégations municipales. Il a organisé des marches pro-Polisario partant de la mairie d'Ivry. Il a fait voter des subventions municipales pour des "enfants des camps". Il a accueilli des délégations sahraouies à la mairie comme des chefs d'État.
Je ne prends pas position dans le conflit du Sahara occidental.
Ce n'est pas mon sujet.
Mon sujet, c'est qu'un maire français a décidé, avec l'argent des contribuables d'Ivry, de prendre clairement parti dans un conflit géopolitique nord-africain qui oppose l'Algérie au Maroc. Et que ce faisant, il a importé ce conflit dans sa propre ville, où cohabitent des familles marocaines et algériennes qui n'avaient pas demandé à ce que leur maire choisisse un camp.
Les tensions communautaires qui en résultent à Ivry ne sont pas un accident. Elles sont la conséquence directe d'un élu qui a transformé une mairie en instrument de politique étrangère au service d'une communauté contre une autre.
Posons la question simplement.
Ivry-sur-Seine est une ville de 64 000 habitants. Elle a des problèmes de logement, de sécurité, d'emploi, d'urbanisme. C'est pour ça que les habitants élisent un maire.
Philippe Bouyssou, lui, voyage à Tindouf, organise des marches pour le Polisario, juvelle sa ville avec un camp dans le désert algérien et distribue des subventions municipales à des causes géopolitiques étrangères.
Ce n'est pas de la solidarité internationale. C'est du clientélisme electoral financé par le contribuable ivryen, qui crée des fractures communautaires réelles dans une ville qui n'en avait pas besoin.
Le maire d'Ivry devrait s'occuper d'Ivry.