Sois fort, cher confrère. Maman a, avec courage et bravoure, arrivée au bout de son trajet. Elle nous précède dans l'aude là.
Que Dieu la reçoive dans sa félicité.
J’ai perdu cette nuit, à Kinshasa, le pilier de toute mon existence. Ma mère, Marceline Ngoya Mbilia, s’en est allée à l’âge de 72 ans, après un long combat contre le cancer.
Les mots fuient mon clavier ce soir. Comment résumer une vie qui a façonné la vôtre ? Comment dire le vide lorsque disparaît celle qui était à la fois votre refuge, votre force et votre boussole ?
Certains ont eu un père. Moi, mon père, c’était ma mère. Elle a porté bien plus qu’une famille : elle a porté des destinées, des espérances et des combats. Si vous trouvez en moi une once de qualité, sachez qu’elle en est l’origine. Tout ce que j’ai été, tout ce que je suis devenu, porte l’empreinte de son amour, de ses sacrifices et de son exemple.
Cette nuit, c’est tout un monde qui s’effondre. Mais c’est aussi une immense lumière qui entre dans l’éternité.
Repose en paix, Maman. Merci pour tout. Je t’aime au-delà des mots.