Au micro de France 3 Limousin, je suis revenue sur l’importance de commémorer le massacre d’Oradour-sur-Glane, où 643 personnes ont été assassinées il y a 82 ans.
Cette mémoire est essentielle pour les jeunes générations. Venir à Oradour, c’est comprendre ce qui s’est passé, mesurer les conséquences de la haine et de la barbarie, et faire vivre le devoir de mémoire pour ne jamais laisser l’Histoire se répéter.
C’est aussi, pour moi, un lieu profondément marquant. Oradour a façonné mon engagement. C’est ici que j’ai rencontré des femmes et des hommes qui transmettent leur histoire avec une force immense. Des récits personnels qui, mis bout à bout, composent la grande Histoire de notre pays.
Se souvenir, transmettre et agir : telle est notre responsabilité collective.
Il y a 82 ans, le 10 juin 1944, le village d'Oradour-sur-Glane était rayé de la carte. 643 hommes, femmes et enfants furent massacrés par la division SS Das Reich ; la barbarie au service de l’idéologie nazie s’appliquait alors sur le sol de France, en Europe.
Alors que les derniers témoins nous ont quittés, cette mémoire a une actualité plus grande que jamais. Ne pas laisser s'éroder la mémoire de ce qui fut le plus grand massacre de civils commis en France par les nazis, c'est un devoir tant l’oubli, les arrangements avec l’histoire, la manipulation menacent la clarté de notre regard sur le monde.
Se souvenir. Toujours.
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