While I’ve criticized how Alto is run and have my doubts given out the door price
I know EXACTLY why he wants it killed. PSPP was Quebec to be a hermit kingdom.
If he could get away with it, he’d forcibly rename Batman to «Homme chauve-souris» (or just commission a bootleg)
UN GOUVERNEMENT DU PARTI QUÉBÉCOIS SE RETIRERA DU PROJET DE TGV FÉDÉRAL, UN FIASCO FINANCIER À 200 MILLIARDS DE DOLLARS, AFIN DE PRIORISER L’ENTRETIEN DES INFRASTRUCTURES VÉTUSTES
Au Parti Québécois, on se bat contre le gaspillage depuis des années. Et depuis des années, on démontre que le pire gaspillage de fonds publics a lieu à Ottawa à travers des dédoublements de ce qu’on fait déjà et des dérives idéologiques inutiles pour le citoyen.
À l’heure où nous sommes devant l’un des pires déficits de notre histoire au Québec et des infrastructures qui tombent en ruine, il faut faire des choix difficiles. Chaque dollar investi doit l’être en fonction de nos priorités et servir d’abord les missions fondamentales de l’État: la santé, l’éducation et la sécurité de tous. C’est là où notre argent devrait aller d’abord.
C’est pourquoi j’annonce aujourd’hui qu’un gouvernement du Parti Québécois retirera le Québec du projet de TGV Québec-Toronto du gouvernement fédéral. Je ne peux pas justifier aux Québécois que leur argent soit investi dans un projet pharaonique qui aura, selon les études, peu d’impact sur le trafic sur nos routes et qui risque fortement d’être un énorme fiasco financier. Le projet de TGV Alto est estimé maintenant à potentiellement près de 200 milliards de dollars par le Bloc Québécois; la part du Québec pourrait donc s’élever à autour de 40 milliards de dollars. Des sommes colossales que devront payer les Québécois pour plusieurs décennies. Le vrai problème en matière de transport collectif n’est pas que les Québécois ne puissent pas se déplacer efficacement pour aller à Toronto, mais plutôt qu’ils sont incapables de le faire à l’intérieur même de leur propre ville, où l’offre demeure insuffisante. Pour remettre le 40 milliards en perspective, la rénovation de l’hôpital Maisonneuve Rosemont, qui aura attendu tout le long des huit années de gouvernance caquiste, coûte 5 milliards.
Imaginez tout ce qu’on pourrait faire avec 40 milliards. D’abord, les sommes sont tellement immenses qu’on pourrait, à la place, rénover la quasi-totalité de nos infrastructures vétustes : écoles, hôpitaux, routes et infrastructures de transport collectif. Le déficit de maintien des actifs du gouvernement du Québec est de 45 milliards de dollars. Près de 40% de nos bâtiments hospitaliers et 60% de nos écoles sont considérés comme vétustes. Nos routes nécessitent maintenant 31 milliards de dollars pour être remises en état. Le métro de Montréal aura aussi grandement besoin d’être modernisé dans les prochaines années, en plus d’autres projets de transport collectif structurant qui attendent leur financement.
Bref, nous n’avons ni le luxe, ni intérêt de nous payer un train à potentiellement 200 milliards dont l’objectif premier est de répondre au désir de « nation building » et de renforcement de l’unité canadienne par le gouvernement libéral fédéral. « Il faut se méfier de politiciens qui veulent compléter un mégaprojet à tout prix », nous disait Jean-Denis Garon, député de Mirabel du Bloc Québécois. Il a parfaitement raison.
Je sais que cette prise de position ne sera pas nécessairement populaire. Mais comme chef d’un parti politique qui aspire à former un gouvernement responsable, je ne peux pas cautionner ce gaspillage au détriment des projets vitaux pour la population. Le Parti Québécois n’est en ce sens pas opposé au TGV comme moyen de transport ou dans l’absolu, mais nous croyons tout simplement que l’urgence est à l’entretien et à la rénovation de nos infrastructures, pas au coupage de rubans. C’est pourquoi un gouvernement du Parti Québécois mettra un terme au projet de TGV Alto et exigera que les sommes nous soient directement versées sans condition afin d’investir dans ce qui est prioritaire au Québec : nos hôpitaux, nos écoles, notre réseau routier et notre propre réseau de transport collectif.