J'ai adoré le Festival de Cannes pour la diversité de ses films et de ses rencontres. Je l'ai détesté pour la monotonie de ses discours gavés de sectarisme et de wokisme.
On ne peut pas vouloir défendre le cinéma et crier au fascisme à la moindre contradiction. On ne peut pas soutenir la création et détruire toute parole, toute personne, toute idée inspirée d'autre chose que des 2 mamelles de l'élitisme cinématographique : le lobby LGBTQIA et la "lutte contre les extrémismes".
Réclamer la paix à travers le 7ème part, oui. Exiger et imposer la pensée unique dans le cinéma, jamais. L'obscurantisme que ces gens dénoncent commence là où le dialogue s'achève. Là où les idées deviennent uniques, sans nuance et sans compromis. Je salue d'ailleurs l'audace d'Agnès Jaoui qui sortira bientôt "L'objet du délit", un film qui balaie le wokisme d'un revers de baguette de maestro, et qui en même temps inflige une petite fessée aux machos désespérés.
Nous voulons un cinéma créatif et récréatif. Un cinéma qui nous parle à tous, un cinéma engagé et désengagé, un cinéma drôle et triste, un cinéma qui légende l'Histoire et un autre qui la déconstruit. Un cinéma sans quotas. Mais si ce cinéma doit être pris en otage par une caste d'esprits figés qui hurlent contre le patriarcat et le capitalisme sur scène et qui vont se faire tringler au Majestic 2h plus tard, alors il faut changer les codes.
Le Festival de Cannes doit rester un rendez-vous de prestige et d'idéal. Il y a trop de gens qui viennent applaudir des discours politiques, pas assez qui viennent nourrir le cinéma des plus belles répliques.